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Les noms donnés à Sorgues, aux rues et aux cités depuis 200 ans

Jusqu'au Premier Empire, lorsqu'est dressé le cadastre, Sorgues n'est encore qu'un village. Il ne compte pas 1 500 habitants (1 441 en 1789, d'après Desvergnes, et 1 478 d'après le décompte de Sorgues au temps de la Révolution.).  
Le 31 août 1820 la population est estimée à 1 619 habitants répartis en 400 hommes mariés, 400 femmes mariées, 30 veufs, 67 veuves, 6 militaires aux armées, 9 domestiques, 484 garçons, 495 filles. Faites l'addition, il n'y a pas concordance des chiffres (AD. 1F1). La population va doubler le demi-siècle suivant, puis l'augmentation va se ralentir, pour s'accélérer dans la période récente : 3 300 habitants en 1854 (mais 4 079 en 1856 et 4 006 en 1882, d'après, AD.1F1), 4 248 en 1901, 4 568 en 1921, 5 039 en 1926, 5 465 en 1936. "Situé à proximité d'Avignon et au carrefour de grandes routes, Sorgues est le siège d'un trafic important qui explique l'accroissement rapide et incessant de sa population," constate Léon Canonge, maire, lors du conseil municipal du 30 décembre 1944.

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Sorgues ou Sorgues-sur-l'Ouvèze

LE VŒU DE MONSIEUR VIANES (1)

NOËL VIANES propose au Conseil Municipal de SORGUES le voeu suivant :

« Considérant que le nom POSTAL de SORGUES-SUR-L'OUVÈZE est un non-sens, que la rivière qui baigne le « PAYS » est la SORGUE, que l'OUVÈZE est un torrent finissant à BÉDARRIDES où il se jette dans la SORGUE et que tous les géographes sont d'accord là-dessus, que notre ville s'est toujours appelée SORGUES (ou autrefois PONT-DE-SORGUES), que cette appellation de SORGUES-SUR-L'OUVFZE n'a été imaginée que vers 1840 à l'instigation de personnes non compétentes sur ce sujet, je demande donc que l'administration revienne à la désignation POSTALE simple de SORGUES, sans adjonction ; ou bien, à défaut, et si ce nom, qui est celui d'une autre commune de l'AVEYRON et d'une autre rivière d'un autre département, ce qui pourrait plus tard créer des erreurs, qu'on se serve du nom de SORGUES DU VAUCLUSE qui aurait le mérite de l'exactitude géographique et désigner en même temps le département. »

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Le pont des Arméniens

Ce pont fut achevé en 1926, à la grande satisfaction des habitants de l'île de l'Oiselet qui, jusqu'à cette date, étaient obligés d'emprunter le bac à traille. Le batelier, monsieur Liardet Joseph, dit «le passeur», allait bientôt être au chômage.

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Les châteaux de Sorgues

Le Château de Pont-de- Sorgues

La construction fut commencée le 6 février 1318 sous la direction de Pierre de Gauriac, ensuite sous celle de Pierre de Aula, à l'instigation du Pape Jean XXII, sur les ruines du château des comtes de Toulouse. Il fut achevé en 1324. Il était majestueusement dressé non loin de la rivière, au milieu d'un parc immense offrant tous les agréments de la nature : ruisseau limpide, vivier, piscine, glacière, salles d'ombrages et bosquets. Il constituait une véritable résidence d'été, indifféremment nommée le Château ou le Palais Pontifical.

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Le fonctionnement du bac à Traille Quartier des Armeniers, au début du XXè siècle

Au dix-neuvième siècle, l'île d'Oiselay était desservie par un bac public, dit du Dragonnet, établi sur le bras navigable du Rhône. Il appartenait presque exclusivement à une seule fratrie : la famille du Laurens d'Oiselay. Divers bacs particuliers fonctionnaient, dont le plus important avait toujours été celui installé vers la pointe aval, sur le bras secondaire du Rhône, dit des «Arméniers».

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