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La construction d'une église n'est pas le fait du hasard

PRÉAMBULE

Depuis la plus haute antiquité, et dans toutes les civilisations, l’homme a toujours cherché à établir des relations avec le monde invisible et le monde vécu. Dans toutes les formes de religion, les religieux avaient pour rôle essentiel de favoriser ces contacts. L’homme de ces époques n’avait à sa disposition que son intuition et, d’autre part, d’authentiques sensations physiques qui lui ont permis de découvrir certaines grandes lois naturelles qu’il mettait en application. Il en était ainsi au Moyen Âge : sous l’impulsion des moines clunisiens, des cisterciens, des chevaliers du Temple, les compagnons constructeurs édifiaient les églises romanes, suivant des règles très précises qui répondaient totalement à la destination de tels édifices, notamment pour favoriser la relation entre la Terre et le Ciel (les éléments telluriques et cosmiques).

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La création de la cité Denis Soulier

LE MANQUE DE LOGEMENTS AU XXÈME SIÈCLE     

L’oeuvre dominante de la municipalité Denis SOULIER1 s’est manifestée dans le domaine du logement. À Sorgues, depuis la fin de la guerre de 1914, se loger était extrêmement difficile.

Les causes résidaient essentiellement dans trois sources : la qualité, la quantité et le prix2. Aucun logement social n’avait été construit depuis le début du siècle ; or, la ville était une importante agglomération industrielle à population ouvrière. En 1931, on recensait 5367 habitants, dont 1127 étrangers3.

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L'Ilon 1900-1920

En contrebas des bâtiments de l’usine « SIRE », face à ceux qui longeaient la rivière, les atterrissements avaient formé une petite île, on l’appelait « l’îlon. ». Elle partageait l’Ouvèze en deux bras : l’un se dirigeait vers le barrage, l’autre baignait la berge droite de la rivière. Sur cette portion de terre, des arbres touffus croissaient.

L’été, c’était un endroit frais que seul le chant strident descigales troublait. L’après-midi, en période de basses eaux, après le repas et la sieste, les vieux Sorguais n’étaient pas fâchés d’y faire un bout de promenade, traversant à pied sec le bras droit de la rivière. Le lieu était beau : à gauche, l’usine Sire, ses canaux et la levée ; à droite, c’était l’enchevêtrement des saules et des peupliers ; derrière, le profil du pont de l’Ouvèze ; devant, les regards s’en allaient jusqu’à la courbe de la rivière dans l’entrelacement des arbres.

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L'Amical Bar 1925-1932

Les riverains du quartier du « Grand Pont », obéissant à l’enseigne « Amical Bar », aimaient se retrouver le dimanche dans la salle principale où, entre amis, ils jouaient à la « manille ».

Aussi buvait-on de bons « Pernod », quelques « Suze », de la bière de Ruoms, des liqueurs ; pour quelques originaux, c’était de la limonade. Les fenêtres du bar donnaient directement sur la route nationale sept : de là, on voyait plus de bleus de travail que d’habits du dimanche, les familiers n’étaient pas riches mais contents de leur condition. On y fumait beaucoup, la salle était obscurcie par la fumée très odorante du « gris » qui était soit roulé, soit brûlé dans des pipes.

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Le quartier du Grand Pont 1920

Le quartier du Grand Pont, c’était quand on venait d’Orange, par la route nationale 7, et que l’on passait le pont à tablier plat qui franchissait l’Ouvèze. En 1835, le vieux pont bossu, des armoiries de la ville, avait été remplacé par celui-là.

La maison « Santet » était la première construction qui s’offrait à la vue, à gauche en arrivant. Elle était bâtie sur un tertre isolé, inaccessible aux inondations, c’était une maison fastueuse, témoignant de la puissance financière de ses propriétaires. Devant elle, dans une déclivité du terrain, était massé tout le faubourg.

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