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Création du syndicat du fossé de l’oratoire

Le fossé de l’oratoire

Au cours de l’année 1535, le vice-légat consentit au propriétaire d’alors une prise d’eau permanente sur la Sorgue (le canal de Vaucluse), ce qui força le maître des lieux à créer un écoulement de ces eaux jusqu’à l’ouvèze2. au dix-neuvième siècle, le fossé était gonflé par des petites sources3. Sur deux mille huit cents mètres de longueur, il traversait d’abord le quartier des Bécassières pour ensuite arroser les lieux-dits : les « Prés bas », les « Terres blanches » et « Fontgaillarde ». il baignait sur huit cents mètres les terres du domaine de Brantes ; sur mille quatre cents mètres environ, il bordait un très grand nombre de parcelles appartenant à divers exploitants, il passait d’un bout à l’autre du domaine de Fontgaillarde sur six cents mètres. Parce qu’il coulait en dessous d’un oratoire sis dans la propriété du château de Brantes, il fut nommé « fossé de l’oratoire ».Le chanoine reyne le caractérise comme oratoire des rogations4. Dans plusieurs actes anciens, le fossé était dénommé fossé d’écoulement des eaux de monsieur de Brantes.5

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La construction d'une église n'est pas le fait du hasard

PRÉAMBULE

Depuis la plus haute antiquité, et dans toutes les civilisations, l’homme a toujours cherché à établir des relations avec le monde invisible et le monde vécu. Dans toutes les formes de religion, les religieux avaient pour rôle essentiel de favoriser ces contacts. L’homme de ces époques n’avait à sa disposition que son intuition et, d’autre part, d’authentiques sensations physiques qui lui ont permis de découvrir certaines grandes lois naturelles qu’il mettait en application. Il en était ainsi au Moyen Âge : sous l’impulsion des moines clunisiens, des cisterciens, des chevaliers du Temple, les compagnons constructeurs édifiaient les églises romanes, suivant des règles très précises qui répondaient totalement à la destination de tels édifices, notamment pour favoriser la relation entre la Terre et le Ciel (les éléments telluriques et cosmiques).

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L'Amical Bar 1925-1932

Les riverains du quartier du « Grand Pont », obéissant à l’enseigne « Amical Bar », aimaient se retrouver le dimanche dans la salle principale où, entre amis, ils jouaient à la « manille ».

Aussi buvait-on de bons « Pernod », quelques « Suze », de la bière de Ruoms, des liqueurs ; pour quelques originaux, c’était de la limonade. Les fenêtres du bar donnaient directement sur la route nationale sept : de là, on voyait plus de bleus de travail que d’habits du dimanche, les familiers n’étaient pas riches mais contents de leur condition. On y fumait beaucoup, la salle était obscurcie par la fumée très odorante du « gris » qui était soit roulé, soit brûlé dans des pipes.

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La création de la cité Denis Soulier

LE MANQUE DE LOGEMENTS AU XXÈME SIÈCLE     

L’oeuvre dominante de la municipalité Denis SOULIER1 s’est manifestée dans le domaine du logement. À Sorgues, depuis la fin de la guerre de 1914, se loger était extrêmement difficile.

Les causes résidaient essentiellement dans trois sources : la qualité, la quantité et le prix2. Aucun logement social n’avait été construit depuis le début du siècle ; or, la ville était une importante agglomération industrielle à population ouvrière. En 1931, on recensait 5367 habitants, dont 1127 étrangers3.

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L'Ilon 1900-1920

En contrebas des bâtiments de l’usine « SIRE », face à ceux qui longeaient la rivière, les atterrissements avaient formé une petite île, on l’appelait « l’îlon. ». Elle partageait l’Ouvèze en deux bras : l’un se dirigeait vers le barrage, l’autre baignait la berge droite de la rivière. Sur cette portion de terre, des arbres touffus croissaient.

L’été, c’était un endroit frais que seul le chant strident descigales troublait. L’après-midi, en période de basses eaux, après le repas et la sieste, les vieux Sorguais n’étaient pas fâchés d’y faire un bout de promenade, traversant à pied sec le bras droit de la rivière. Le lieu était beau : à gauche, l’usine Sire, ses canaux et la levée ; à droite, c’était l’enchevêtrement des saules et des peupliers ; derrière, le profil du pont de l’Ouvèze ; devant, les regards s’en allaient jusqu’à la courbe de la rivière dans l’entrelacement des arbres.

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