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La galerie souterraine de Gigognan

En 1853, Joseph Casimir PASCAL, un notable originaire de Carpentras, achetait à Sorgues un bâtiment de grange appelé le « Grand Gigognan » et trois hectares de terre autour, avec « tous les droits du vendeur sur la fontaine qui longe le chemin de Sorgues et dont les eaux dérivent d’une source qui existe dans une propriété supèrieure appartenant aux vendeurs qui transmettent... à l’acquéreur... tous leurs droits à cette source et aux eaux qui en découlent ainsi qu’à toutes dépendances y attachées ». C’est sous cette forme particulière que le tabellion précisait la propriété de la source, dans un acte du 6 décembre 1843.

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L'église romane de Saint-Sixte

Aujourd'hui englobée dans la banlieue industrielle d'Avignon, Sorgues est une ville du Vaucluse au patrimoine méconnu. Point stratégique et lieu de passage, Sorgues devient au XIIIe s. Une cité importante du Comtat Venaissin pontifical avec l'établissement des ateliers monétaires de la papauté puis, au début du XIVe s., avec la construction du palais de Jean XXII. De nos jours, le coeur ancien de Sorgues, circonscrit par le tracé des remparts médiévaux, est totalement excentré au nord d'une agglomération groupée autour du centre administratif et commercial (figure 1).

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Signes ecclésiastiques et symboles

Préambule 

Il est des symboles insoupçonnés, gravés dans la pierre dont la quête nécessite tout simplement de lever la tête et d’être un peu attentif.

Ils sont là, tout près, offerts à tous mais, comme ils restent discrets, ils sont invisibles à ceux qui n’ont qu’une vue d’ensemble sans saisir les détails.

Ces signes, ces symboles sont notre héritage et aussi notre patrimoine constitué au fil des siècles par le labeur, la connaissance de nos ancêtres : c’est là l’essentiel de leur message qu’aujourd’hui nous ne savons plus lire.

C’est pourquoi cet article ne se veut ni technique, ni purement historique, il laisse une grande place à l’imagination et permet aux curieux de dénouer en partie le fil d’Ariane de l’histoire.

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La construction de la route de Lyon en provence dans la traversée du comtat Venaissin

En 17581, le roi de France Louis XV « le Bien aimé », par l’intermédiaire de ses ministres et notamment Daniel de TRUDAINE2, chargeait le Comtat Venaissin de construire une route à partir de la principauté d’Orange jusqu’à Avignon par Pont-de-Sorgues. Cette voie, à percer, devait être créée pour faciliter le charroi et le déplacement des troupes entre Lyon à Marseille. Cette construction était devenue un besoin impérieux. Le chemin, emprunté alors pour se rendre de Pierrelatte à Aix, passait par Le Saint Esprit (Pont-Saint-Esprit), Uzès, Tarascon, Saint-Rémy, Orgon, Lambesc et Aix, cela représentait sept jours de marche. Mais, à cause de l’irrésolution des décideurs, il fallut plus de deux décennies pour voir ce projet aboutir.

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La distribution de l'eau entre 1875 & 1907

1 - Avant l’installation de l’eau de la ville

Jusqu’en janvier 1907, époque de la mise en service du réseau d’eau public, la commune de Sorgues n’était alimentée que de façon précaire.

À chaque élection municipale, les candidats inscrivaient dans leur programme l’établissement d’un réseau d’eau potable (conseil municipal du 3.07.1904).

La position de l’agglomération la divise en deux parties. L’une, la plus ancienne, est dénommée « le vieux Sorgues » ; l’autre qui était formée par les « quartier hauts » était à l’époque de création relativement récente, avec les parties de la ville nommées : la Peyrarde, la gare, l’Hôtel de Ville, le Badaffier et Maillaude.

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