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Compte-rendu Philo-Sorgues du 17 octobre : La croyance « 1. Croyance et crédulité » « 2. Peut-on ne pas croire ? »

Ces derniers vendredis, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Pierre Pasquini, agrégé de philosophie, nous entretenait en deux séances de la croyance. La croyance peut ne prêter le flanc à aucun doute lorsqu’elle s’appuie sur une preuve, une constatation. L’exemple sans conteste le plus classique en est celui du doute de Saint-Thomas qui ne fut levé que lorsqu’il vit les stigmates du Christ.

La croyance peut aussi se fonder sur un raisonnement ou des connaissances concluant à une très forte probabilité. La prévision du temps à laquelle un des premiers à s’être livré fut Leverrier, à partir de renseignements rapidement transmis sur les situations météorologiques régnant plus ou moins loin.

Il peut arriver que les preuves ou les connaissances scientifiques supposées manquent de fiabilité. Leur faire entière confiance conduit à une erreur que l’on peut alors imputer à une certaine crédulité. Tel est le cas de bon nombre de superstitions.

Dans la vie courante, le sentiment que nous avons de la stabilité du monde nous conduit à une crédulité qui peut confiner à l’aveuglement. Un exemple en est le « réchauffement climatique ». La prise de conscience d’une telle « forte probabilité » amène à se ranger à une attitude de précaution, maintenant érigée en principe.

Evoquer les notions de croyance et crédulité ne peut manquer de se questionner sur les croyances religieuses, l’existence d’un Dieu (ou de plusieurs), la foi. La seule certitude que l’on puisse avoir est celle de notre existence et de celle de notre prochain.

La constatation de la complexité des phénomènes naturels, biologiques ou non, amène à imaginer, à reconnaître, à croire à l’intervention d’un agent plus doué que l’Homme. Les appellations qu’on lui donne sont très diverses : Etre suprême, Dieu, Grand architecte… Il s’agit là d’une hypothèse sans preuve !

D’aucuns estiment que la croyance peut s’en passer. La liberté de conscience de chacun l’autoriserait à se fonder sur la raison, l’inspiration, voire la tradition pour étayer sa croyance.

Mais alors… peut-on ne pas croire ? Ne pas croire en soi-même, en l’Homme, en Dieu. Cela ne pourrait être qu’un renoncement à la réalisation d’une ambition personnelle (ascension du Mont Blanc), d’un épanouissement individuel (connaissance de l’Histoire), d’un avenir meilleur pour son prochain le plus immédiat : sa descendance… Il paraît difficile d’imaginer qu’une telle attitude puisse conduire à un comportement quasi végétatif.

Aide-toi, le Ciel t’aidera !