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Nuit d'angoisse à Sorgues

UN ÉVÉNEMENT VIEUX DE CINQUANTE et UN ANS

Le 8 mai 1969, dans la nuit à 1 h 45, sur la route nationale 7 à la hauteur du pont de l’Ouvèze, un camion-citerne contenant 35 000 litres d’acrylate d’éthyle percuta de plein fouet la maison de madame Laugier.

Sous le choc, le mur maître s’écoula sur la remorque, il entraîna le plancher du premier et une partie de la toiture, fort heureusement, à ce moment-là, personne ne l’occupait

Le conducteur seul venait de Saint-Avold en Moselle et se dirigeait en Italie où il livrait ce produit très inflammable et très réactif.

Presque aussitôt, les secours arrivèrent, ils dégagèrent le chauffeur légèrement contusionné, et ils avertirent cinquante familles de quitter leur domicile.

Monsieur Bergogne, agent municipal et pompier bénévole, avait œuvré toute la journée dans l’immeuble, il devait y habiter le lendemain.

Vers midi, la nationale 7 fut rendue à la circulation. Depuis cet événement, l’emplacement est occupé par un jardinet.

À l’époque des faits, le Code du travail dans les transports routiers était caractérisé comme dérogatoire.

Le salarié était recruté selon des règles coutumières. En fait, tout était fondé sur sa capacité à supporter la durée de service, les heures supplémentaires, le temps de repos, les interruptions de l'activité, etc...

À présent, les chauffeurs routiers et l’ensemble des travailleurs ont des soucis à se faire. Au nom de la lutte contre le coronavirus, le gouvernement décide sur ordonnances des choix qui nous ramènent plusieurs années en arrière, du temps des règles coutumières, avec la bénédiction du patronat.

Les deux photos couleur sont de Paul Establet.

Reconnaissance des 20 000 travailleurs indochinois

Aujourd'hui 11 février 2020, une proposition de résolution pour la reconnaissance des 20 000 travailleurs indochinois de la Seconde Guerre a été déposée au bureau de l'Assemblée nationale.

Elle demande, entre autres, que la France reconnaisse "la réquisition forcée de travailleurs vietnamiens lors de la Seconde Guerre mondiale", ainsi que "les souffrances que ces hommes ont vécues sur le sol de la métropole."

Cette proposition est téléchargeable

sur le site de l'Assemblée nationale

Les pharmaciens

« Il faut deux yeux aux pharmaciens qui amalgament les drogues,

tandis qu'il n'en faut qu'un au médecin qui les prescrit ;

le malade qui en prend doit être aveugle. »

(H. Berthoud) (1)


Sous l'Ancien Régime, conjointement avec les apothicaires, les épiciers et les droguistes pouvaient vendre toutes les drogues simples. C'était ce que confirmait le dictionnaire Furetière (1690) où, à Paris, les apothicaires prenaient aussi la qualité de marchands épiciers et droguistes. Le 25 avril 1777, une déclaration royale abolit le terme d'apothicaire en créant le Collège de pharmacie et une maîtrise de pharmacie. (2)

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Histoire du magasin Lauzent, place de la République

Dans les dernières années du XIXe siècle, mes grands-parents, Mathieu Marius Lauzent et Joséphine, sa jeune épouse née Melquion, s'installent à Sorgues, route d'Avignon, face à l'actuelle médiathèque.

Grand-père est cantonnier, et grand-mère, femme au foyer, élève les enfants : Jules naît le 23 avril 1901, Marie-Louise le 23 mars 1904, Louis, mon père, le 23 juillet 1911, et le dernier, Francis à la fin août 1914.

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Un petit métier disparu : la marchande ambulante de glaces, Louise Fanjon

Louise Fanjon naquit à Marseille en 1914. En 1931, elle épousa Paul René, qui, lui-même, vint au jour en 1912. Le couple donna naissance à deux enfants : Yvan en 1941 et Josette en 1945. Du mariage jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le ménage tint un premier restaurant à Saint-Didier. Après la guerre, on les retrouva à Sorgues au « Restaurant de la Poste ».

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