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Fauchage, moisson et battage au domaine forestier en 1932

De 1907 à 1928, Marius et Thérèse Héraud furent fermiers au domaine Forestier, chemin de la Traille. Pour eux les semailles, les récoltes, la fenaison, le battage des grains et les vendanges se succédaient régulièrement, d’après l’alternance des saisons.

Au début de leur exploitation, le fauchage était un travail masculin et le ramassage féminin, sauf pendant la Grande Guerre où les femmes durent remplacer les hommes qui, dans la force de l’âge, se battaient au front; la mécanisation vint plus tard. La préparation du foin au râteau était longue, on calculait qu’il fallait, pour un faucheur, quatre femmes pour faner.

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La distribution du courrier avant 1830

En regard du présent article, voici la copie d’une lettre, datée du 2 novembre 1829, qui est adressée « à monsieur de Blégier de Pierregrosse chez le baron de Lagarde au château de Fontgaillarde près Sorgues ».

En 1829, le service postal rural n’était pas organisé en France (il fallut attendre avril 1830)1. Notre village était dépourvu de bureau de poste, il n’y en avait que huit dans tout le Vaucluse. Le bureau de Pernes avait fonctionné par intermittence de 1793 à 1798, puis en 1814, mais il était fermé en 1829.

Avant la création du service postal rural, soit les personnes allaient chercher leur courrier au bureau, soit ce courrier était acheminé par des « piétons »2 qui assuraient ainsi un service postal secondaire. ils étaient rétribués par les communes et non par la Poste.

Il fallut attendre novembre 1838 pour qu’une distribution soit ouverte à Sorgues. De 1830 à fin 1838, Sorgues était une «boîte rurale » d’avignon. C’était un facteur rural qui assurait la distribution.

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Le canal du griffon et l'usine

Le canal du griffon et l'usine

L’origine du canal du Griffon est parfaitement inconnue. Au temps passé, la tradition voulait qu’il ait servi aux besoins du château des comtes de Toulouse avant d’alimenter le palais pontifical, d’où son nom primitif de « Valat doù Pape ». Le mot valat était l’expression consacrée pour indiquer un canal creusé à mains d’homme1.

A travers les siècles, la chambre apostolique a mentionné son existence par des actes ou décisions. Le 19 février 1545, elle louait par bail emphytéotique aux frères Belli « un fossé vulgairement appelé le valat du pape, avec sa prise d’eau et dérivation du côté du château et une petite place joignant ledit fossé proche des murailles du Pont de Sorgues »2.

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Le canal du Vaucluse du 12ème au 19ème

Le canal de Vaucluse prend naissance dans les eaux de la Sorgue sur le territoire de la commune du Thor, au moyen d’une digue qui était appelée la Cordelière, plus anciennement « la Prise du prévôt », plus antérieurement « Fourches de l’abbé » (furchas abbatis). À présent, cette prise a repris son nom initial. Ce canal avait été construit à une époque dont la date reste inconnue. On en trouve mention dans la charte de donation faite, le 9 juin 1101, par Rostaing de Béranger au chapitre métropolitain d’Avignon. Il conduit d’abord les eaux à l’ancien château d’Eguilles. Là, elles se divisent : une branche se rend à Avignon, l’autre à Sorgues.

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L'Alfa, l'usine de la traille 1922-2022

Dans notre commune, l’eau claire et abondante a fourni au cours des siècles la force motrice nécessaire à la création de fabriques. On comptait déjà au XIVème siècle une papeterie, bientôt suivie d’une autre cent ans plus tard, plusieurs moulins à blé et « paradous», c’est-à-dire à fouler les étoffes, des filatures de soie, un martinet à poudre.

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