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Une peur bleue : épidémie de choléra en 1854

La peste fut longtemps la première ambassadrice de la «Grande faucheuse », mais c’est le choléra « pathologie à progression brutale »1qui terrorisa le XIXe siècle européen. En France, la première manifestation de la maladie apparut en 1829, elle fut définitivement enrayée en 1837. Elle fit 100 000 morts, dont 20 000 à Paris et ses environs. Casimir Périer, président du conseil, et l’éminent savant Champollion furent parmi les nombreuses victimes.

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Enfants d’immigrés de force - les travailleurs indochinois

Suzanne NGUYeN et moi-même, anne marie Do VaN LUoNG, avions fort peu de chance de naître « eurasiennes », mais la guerre de 1940 a modifié les circonstances, amenant à Sorgues des travailleurs indochinois. À nos pères et leurs compatriotes, nous voulons rendre hommage.

Le 29 août 1939, un arrêté du journal officiel de l’indochine française ouvrait le droit de réquisition aux personnes et aux biens sur tout le territoire de l’indochine. Il est ordonné de « lever immédiatement contingents d’ouvriers non spécialisés pour métropole.» « Pour recrutement, usez si nécessaire droit de réquisitions » spécifiait l’ordre. La force a été employée par certains pour accomplir cette mission. Certains recrutés ont dû abandonner femme et enfants, d’autres ont été embarqués sans avoir fait leurs adieux à leur famille. ils ont été 19550 recrutés dont 6900 pour le Tonkin, 1800 pour la Cochinchine, 10850 pour l’annam.

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La distribution du courrier avant 1830

En regard du présent article, voici la copie d’une lettre, datée du 2 novembre 1829, qui est adressée « à monsieur de Blégier de Pierregrosse chez le baron de Lagarde au château de Fontgaillarde près Sorgues ».

En 1829, le service postal rural n’était pas organisé en France (il fallut attendre avril 1830)1. Notre village était dépourvu de bureau de poste, il n’y en avait que huit dans tout le Vaucluse. Le bureau de Pernes avait fonctionné par intermittence de 1793 à 1798, puis en 1814, mais il était fermé en 1829.

Avant la création du service postal rural, soit les personnes allaient chercher leur courrier au bureau, soit ce courrier était acheminé par des « piétons »2 qui assuraient ainsi un service postal secondaire. ils étaient rétribués par les communes et non par la Poste.

Il fallut attendre novembre 1838 pour qu’une distribution soit ouverte à Sorgues. De 1830 à fin 1838, Sorgues était une «boîte rurale » d’avignon. C’était un facteur rural qui assurait la distribution.

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Fauchage, moisson et battage au domaine forestier en 1932

De 1907 à 1928, Marius et Thérèse Héraud furent fermiers au domaine Forestier, chemin de la Traille. Pour eux les semailles, les récoltes, la fenaison, le battage des grains et les vendanges se succédaient régulièrement, d’après l’alternance des saisons.

Au début de leur exploitation, le fauchage était un travail masculin et le ramassage féminin, sauf pendant la Grande Guerre où les femmes durent remplacer les hommes qui, dans la force de l’âge, se battaient au front; la mécanisation vint plus tard. La préparation du foin au râteau était longue, on calculait qu’il fallait, pour un faucheur, quatre femmes pour faner.

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Le canal du Vaucluse du 12ème au 19ème

Le canal de Vaucluse prend naissance dans les eaux de la Sorgue sur le territoire de la commune du Thor, au moyen d’une digue qui était appelée la Cordelière, plus anciennement « la Prise du prévôt », plus antérieurement « Fourches de l’abbé » (furchas abbatis). À présent, cette prise a repris son nom initial. Ce canal avait été construit à une époque dont la date reste inconnue. On en trouve mention dans la charte de donation faite, le 9 juin 1101, par Rostaing de Béranger au chapitre métropolitain d’Avignon. Il conduit d’abord les eaux à l’ancien château d’Eguilles. Là, elles se divisent : une branche se rend à Avignon, l’autre à Sorgues.

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