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Le canal du griffon et l'usine

Le canal du griffon et l'usine

L’origine du canal du Griffon est parfaitement inconnue. Au temps passé, la tradition voulait qu’il ait servi aux besoins du château des comtes de Toulouse avant d’alimenter le palais pontifical, d’où son nom primitif de « Valat doù Pape ». Le mot valat était l’expression consacrée pour indiquer un canal creusé à mains d’homme1.

A travers les siècles, la chambre apostolique a mentionné son existence par des actes ou décisions. Le 19 février 1545, elle louait par bail emphytéotique aux frères Belli « un fossé vulgairement appelé le valat du pape, avec sa prise d’eau et dérivation du côté du château et une petite place joignant ledit fossé proche des murailles du Pont de Sorgues »2.

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L'Alfa, l'usine de la traille 1922-2022

Dans notre commune, l’eau claire et abondante a fourni au cours des siècles la force motrice nécessaire à la création de fabriques. On comptait déjà au XIVème siècle une papeterie, bientôt suivie d’une autre cent ans plus tard, plusieurs moulins à blé et « paradous», c’est-à-dire à fouler les étoffes, des filatures de soie, un martinet à poudre.

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La poudrerie nationale de Sorgues 1915-1920

 

1 - Des Poudres et Salpêtres au service des Poudres : DE LA FERME DES POUDRES ET SALPÊTRES AUX POUDRERIES NATIONALES

 

1.1. REPÈRES HISTORIQUES

 

Le Roi LOUIS XIV créa la ferme des Poudres et Salpêtres en 1665. Celle-ci était soumise à l'adjudication. Deux fermiers généraux ont marqué l'histoire : François BERTHELOT, Antoine LAVOISIER. En 1775, le Roi LOUIS XVI, sur proposition de TURGOT, remplaça la ferme par une régie spéciale des Poudres et Salpêtres. En 1791, la régie devint AGENCE des SALPÊTRES et POUDRES. Le 13 Fructidor de l'an V ((30 Août 1797), la loi mettait en place le monopole des Poudres et explosifs.

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L'installation de l'éclairage électrique

Au début du siècle dernier, monsieur VERLAY, propriétaire de l’usine à gaz, était concessionnaire de l’éclairage public. La commune était liée avec lui par un contrat qui devait échoir en 1914. Certaines villes voisines avaient renoncé à l’éclairage au gaz en faveur de l’éclairage électrique. Sorgues conservait des réverbères visités chaque soir par un allumeur muni d’une longue perche. Il allait de l’un à l’autre, ouvrait un certain robinet dissimulé dans le fût de la lampe et introduisait sa flamme dans la cage de verre. La cité s’éclairait peu à peu et non soudainement, comme à Avignon, Châteaurenard ou Courthézon. La municipalité s’exposait à de sévères critiques. Afin de dénouer la crise et de faire taire les reproches d’inactivité, après de longues discussions, une convention aboutit entre le propriétaire de l’usine à gaz et la municipalité : monsieur VERLAY devait fournir à la commune huit cents mètres cubes d’eau par jour puisés dans le quartier Chaffunes ; en contrepartie, il s’engageait à procurer l’éclairage public de cent lampes électriques du type dit « seize bougies ». Elles devaient être obligatoirement allumées tous les jours du coucher du soleil à minuit et de cinq heures du matin au lever du soleil. Monsieur VERLAY céda son contrat à la société SUD ÉLECTRIQUE, l’ancêtre d’Électricité De France.

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Histoire de l'atelier monétaire de Pont-de-Sorgues

 

1 - Les raymondins du Marquisat de Provence                        

Il reste très peu de vestiges urbains de la période médiévale visibles à Sorgues : l’église romane Saint-Sauveur, un pan de muraille, la maison dite « de la reine Jeanne », des fragments de murs, des portes ogivales et des fenêtres au détour des rues, « rue de la Tour », ou « rue du Château »…C’est bien peu compte tenu de l’histoire économique exceptionnelle de notre ville au moyen âge. Au tout début du XIVème siècle, son nom était Pont-de-Sorgues (Pons Sorgiae) et elle abritait le principal atelier monétaire de la papauté avignonnaise. C’est un fait remarquable et il existe de nombreuses monnaies, dans les musées français et les collections de numismates, qui témoignent de l’importance de la production monétaire dans notre ville à cette époque.

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