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L'installation de l'éclairage électrique

Au début du siècle dernier, monsieur VERLAY, propriétaire de l’usine à gaz, était concessionnaire de l’éclairage public. La commune était liée avec lui par un contrat qui devait échoir en 1914. Certaines villes voisines avaient renoncé à l’éclairage au gaz en faveur de l’éclairage électrique. Sorgues conservait des réverbères visités chaque soir par un allumeur muni d’une longue perche. Il allait de l’un à l’autre, ouvrait un certain robinet dissimulé dans le fût de la lampe et introduisait sa flamme dans la cage de verre. La cité s’éclairait peu à peu et non soudainement, comme à Avignon, Châteaurenard ou Courthézon. La municipalité s’exposait à de sévères critiques. Afin de dénouer la crise et de faire taire les reproches d’inactivité, après de longues discussions, une convention aboutit entre le propriétaire de l’usine à gaz et la municipalité : monsieur VERLAY devait fournir à la commune huit cents mètres cubes d’eau par jour puisés dans le quartier Chaffunes ; en contrepartie, il s’engageait à procurer l’éclairage public de cent lampes électriques du type dit « seize bougies ». Elles devaient être obligatoirement allumées tous les jours du coucher du soleil à minuit et de cinq heures du matin au lever du soleil. Monsieur VERLAY céda son contrat à la société SUD ÉLECTRIQUE, l’ancêtre d’Électricité De France.

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La poudrerie nationale de Sorgues 1915-1920

 

1 - Des Poudres et Salpêtres au service des Poudres : DE LA FERME DES POUDRES ET SALPÊTRES AUX POUDRERIES NATIONALES

 

1.1. REPÈRES HISTORIQUES

 

Le Roi LOUIS XIV créa la ferme des Poudres et Salpêtres en 1665. Celle-ci était soumise à l'adjudication. Deux fermiers généraux ont marqué l'histoire : François BERTHELOT, Antoine LAVOISIER. En 1775, le Roi LOUIS XVI, sur proposition de TURGOT, remplaça la ferme par une régie spéciale des Poudres et Salpêtres. En 1791, la régie devint AGENCE des SALPÊTRES et POUDRES. Le 13 Fructidor de l'an V ((30 Août 1797), la loi mettait en place le monopole des Poudres et explosifs.

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Sur les chemins de l'île d'Oiselay

Cet article est le résultat de recherches menées dans le cadre d’actions de la Communauté des communes des pays de l’Ouvèze (CCPRO) visant à réhabiliter le chemin de halage sur l’Île d’Oiselay, entre les communes de Sorgues et Châteauneuf-du-Pape. Cette réhabilitation passe par l’aménagement de sentiers de randonnées et la mise en place de panneaux informant le promeneur sur le patrimoine de l’Île d’Oiselay.

1 - Les origines et le nom de l’Île d’Oiselay                       

L’Île d’Oiselay (comme l’Île de la Barthelasse) doit son existence aux modifications du lit du Rhône. « En effet, lors des grandes crues, le fleuve avait tendance à remplacer son cours sinueux par un cours plus direct. Il roulait alors ses eaux au milieu des terres. Formées de graviers, de sableet de limons, celles-ci ne présentaient aucune résistance à l’action des eaux. Ainsi s’ouvraient de nouveaux bras qui, persistant souvent après la retraite des eaux ont séparé de la terre ferme d’importantes portions de rives qui sont devenues des îles très fertiles.1» Autrefois l’Île appartenait au Languedoc. En 1612, une inondation du Rhône la sépare de la terre ferme.2 Alors que Sorgues était propriété des papes, l’Île d’Oiselay appartenait au roi de France. Cette coupure a disparu au milieu du XIXème siècle quand l’Île d’Oiselay a été rattachée au Vaucluse et à la ville de Sorgues.3 Le nom d’Île d’Oiselay a lui-même été l’objet de nombreuses modifications au fil du temps, pour devenir « Île d’Oiselet » ou encore « Île de l’Oiselet ». Pierre du Laurens (descendant de la famille du Laurens d’Oiselay, propriétaire de l’Île depuis 1663) tient à rétablir la vérité : s’agissant à l’origine d’une région marécageuse, l’île portait le nom d’Île de l’Osier qui s’est muté en Oseraie, puis en Oiselay au XVIIIème siècle.4

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Histoire de l'atelier monétaire de Pont-de-Sorgues

 

1 - Les raymondins du Marquisat de Provence                        

Il reste très peu de vestiges urbains de la période médiévale visibles à Sorgues : l’église romane Saint-Sauveur, un pan de muraille, la maison dite « de la reine Jeanne », des fragments de murs, des portes ogivales et des fenêtres au détour des rues, « rue de la Tour », ou « rue du Château »…C’est bien peu compte tenu de l’histoire économique exceptionnelle de notre ville au moyen âge. Au tout début du XIVème siècle, son nom était Pont-de-Sorgues (Pons Sorgiae) et elle abritait le principal atelier monétaire de la papauté avignonnaise. C’est un fait remarquable et il existe de nombreuses monnaies, dans les musées français et les collections de numismates, qui témoignent de l’importance de la production monétaire dans notre ville à cette époque.

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