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Le canal du Vaucluse du 12ème au 19ème

Le canal de Vaucluse prend naissance dans les eaux de la Sorgue sur le territoire de la commune du Thor, au moyen d’une digue qui était appelée la Cordelière, plus anciennement « la Prise du prévôt », plus antérieurement « Fourches de l’abbé » (furchas abbatis). À présent, cette prise a repris son nom initial. Ce canal avait été construit à une époque dont la date reste inconnue. On en trouve mention dans la charte de donation faite, le 9 juin 1101, par Rostaing de Béranger au chapitre métropolitain d’Avignon. Il conduit d’abord les eaux à l’ancien château d’Eguilles. Là, elles se divisent : une branche se rend à Avignon, l’autre à Sorgues.

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Le canal du griffon et l'usine

Le canal du griffon et l'usine

L’origine du canal du Griffon est parfaitement inconnue. Au temps passé, la tradition voulait qu’il ait servi aux besoins du château des comtes de Toulouse avant d’alimenter le palais pontifical, d’où son nom primitif de « Valat doù Pape ». Le mot valat était l’expression consacrée pour indiquer un canal creusé à mains d’homme1.

A travers les siècles, la chambre apostolique a mentionné son existence par des actes ou décisions. Le 19 février 1545, elle louait par bail emphytéotique aux frères Belli « un fossé vulgairement appelé le valat du pape, avec sa prise d’eau et dérivation du côté du château et une petite place joignant ledit fossé proche des murailles du Pont de Sorgues »2.

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L'installation de l'éclairage électrique

Au début du siècle dernier, monsieur VERLAY, propriétaire de l’usine à gaz, était concessionnaire de l’éclairage public. La commune était liée avec lui par un contrat qui devait échoir en 1914. Certaines villes voisines avaient renoncé à l’éclairage au gaz en faveur de l’éclairage électrique. Sorgues conservait des réverbères visités chaque soir par un allumeur muni d’une longue perche. Il allait de l’un à l’autre, ouvrait un certain robinet dissimulé dans le fût de la lampe et introduisait sa flamme dans la cage de verre. La cité s’éclairait peu à peu et non soudainement, comme à Avignon, Châteaurenard ou Courthézon. La municipalité s’exposait à de sévères critiques. Afin de dénouer la crise et de faire taire les reproches d’inactivité, après de longues discussions, une convention aboutit entre le propriétaire de l’usine à gaz et la municipalité : monsieur VERLAY devait fournir à la commune huit cents mètres cubes d’eau par jour puisés dans le quartier Chaffunes ; en contrepartie, il s’engageait à procurer l’éclairage public de cent lampes électriques du type dit « seize bougies ». Elles devaient être obligatoirement allumées tous les jours du coucher du soleil à minuit et de cinq heures du matin au lever du soleil. Monsieur VERLAY céda son contrat à la société SUD ÉLECTRIQUE, l’ancêtre d’Électricité De France.

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L'Alfa, l'usine de la traille 1922-2022

Dans notre commune, l’eau claire et abondante a fourni au cours des siècles la force motrice nécessaire à la création de fabriques. On comptait déjà au XIVème siècle une papeterie, bientôt suivie d’une autre cent ans plus tard, plusieurs moulins à blé et « paradous», c’est-à-dire à fouler les étoffes, des filatures de soie, un martinet à poudre.

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La poudrerie nationale de Sorgues 1915-1920

 

1 - Des Poudres et Salpêtres au service des Poudres : DE LA FERME DES POUDRES ET SALPÊTRES AUX POUDRERIES NATIONALES

 

1.1. REPÈRES HISTORIQUES

 

Le Roi LOUIS XIV créa la ferme des Poudres et Salpêtres en 1665. Celle-ci était soumise à l'adjudication. Deux fermiers généraux ont marqué l'histoire : François BERTHELOT, Antoine LAVOISIER. En 1775, le Roi LOUIS XVI, sur proposition de TURGOT, remplaça la ferme par une régie spéciale des Poudres et Salpêtres. En 1791, la régie devint AGENCE des SALPÊTRES et POUDRES. Le 13 Fructidor de l'an V ((30 Août 1797), la loi mettait en place le monopole des Poudres et explosifs.

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