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Sorgues, ville de passage

Dernière ville avant l'entrée dans Avignon, cité touristique de grande renommée, Sorgues est un lieu de passage se situant sur un axe fréquenté. La route impériale ou route nationale 7 sillonne la commune, le train y fait halte en 1854.
La petite ville possède un riche passé historique souvent ignoré par les voyageurs, ses témoins architecturaux ayant disparu. En effet, la cité est à l'époque médiévale une résidence d'été des Papes qui séjournent à Avignon. Elle détient alors un magnifique château pontifical (1).

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Les dernières années de quelques usines familiales

USINE DITE DE LA GRANGE DES ROUES  
Le nom de cette usine rappelle certainement pas mal de souvenirs à certains vieux Sorguais, d'aucuns pour y avoir travaillé, d'autres pour être allés se baigner dans l'Ouvèze en aval du barrage construit bien avant 1914, et enfin pour certains pour y être allés taquiner le goujon sous les frais ombrages. Tout d'abord, vous êtes-vous posé la question : « Pourquoi le patronyme de « Grange des Roues » ?
J'ai toujours lieu de penser que l'usine, lors de son installation, avait été équipée de plusieurs grandes roues hydrauliques animées au fil de l'eau et pourvues, pour pouvoir étudier et utiliser l'énergie, de multiples renvois d'engrenages, de poulies, de transmissions, de courroies, de paliers dormants dans des niches etc...

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Le Griffon

L'usine dite "le GRIFFON" fut d'abord une usine à Garance. Autorisée par ordonnance royale le 11 Février 1838, elle appartenait à Messieurs IMER et LEENHARDT.
Le 12 Aout 1877, Monsieur Leenhardt écrit au Préfet de Vaucluse pour demander l'autorisation de transférer, dans l'usine à Garance à Sorgues, une fabrication de Carbonate de Soude par la décomposition de sel marin au moyen d'ammoniaque, et d'acide carbonique, sise à la Capelette à Marseille.
Monsieur Leenhardt pense que, face à la Garance qui s'efface peu à peu, ce sera là une industrie durable.

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Etre ouvrier à Sorgues au début de ce siècle

Le Sorgues de la Belle Epoque : une société dominée par les propriétaires de fabriques riches par héritage.
Maire, Juge de Paix et garde-champêtre y sont naturellement considérés, avec raison, comme sources d'ennuis ou de faveurs (1). L'instruction primaire s'est généralisée, l'ignorance totale devient une exception dans les générations qui arrivent à l'âge d'homme. L'instruction secondaire demeure réservée aux enfants de la bourgeoisie. (2) Le Maire, Auguste BEDOIN, est propriétaire de l'usine Montfort, fabrique de pierres du Levant (pierres à aiguiser). Premier Juge de Paix suppléant, le titulaire empêché il lui arrive de faire prêter serment pour l'attribution d'un débit de tabacs, la nomination d'un garde-champêtre, de procéder à l'apposition et à la levée de scellés etc... (3). Au décès du juge de paix CHABRAN, il installe son successeur (4).

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La société de secours mutuel, sa création au XIXème siècle

Brève histoire du mutualisme


Si la dénomination de société de secours mutuel apparut après 1789, le concept associatif lui-même était à l'oeuvre depuis longtemps. La confrérie de Sainte-Anne, créée par des compagnons menuisiers au XVIIe siècle, proposait des modèles d'organisations mutualistes.


Ces modèles sociaux furent abolis, provisoirement, sous la Révolution, par le décret d'Allarde (1) et la loi Le Chapelier (2), pour renaître sous le Premier Empire.

Tout au long du XIXe siècle, bien des philanthropes s'étaient penchés sur le sort de la classe ouvrière, Villermé notait l'insalubrité des manufactures, surtout celles de coton

« ... Le soin de tenir closes en tout les fenêtres de ces manufactures s'oppose au renouvellement de l'air dans les ateliers et produit beaucoup de maladies ...(3) « La plupart des ouvriers produisent par leur travail journalier leur subsistance et celle de leur famille et, s'ils tombent malades, ils sont réduits à la misère », (4) et « une diminution... de dix centimes dans le prix du pain... apporte une très grande différence dans leur condition... »

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