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Ici la France, ici Londres

Avant la seconde Guerre mondiale, Eugène Guichard était directeur de l’agence HAVAS à Rome où il demeurait Via Vicens. En 1938, à cinquante-huit ans, il se maria à Nice avec Béatrice Catherine Baskerville, sujet anglais qui conservait sa nationalité. À la Déclaration de guerre, pour fuir les hostilités, ils vinrent demeurer à Sorgues, rue des Célestins. Par le seul fait que madame Guichard était de nationalité anglaise, les époux allaient endurer la haine des vichystes et des fonctionnaires acquis à la collaboration. Tout de suite après la Libération, en septembre 1944, pour témoigner des affronts subis en public, Eugène Guichard écrivit un petit livre sur la période de l’occupation dans lequel il mêla les histoires locales et nationales. Tout au long de ce récit, la commune de Sorgues y est désignée « la petite ville ».

Cet ouvrage avait été publié en 1945 par l’imprimerie Rullière Frères, sous le titre « ICI LA FRANCE – ICI LONDRES ». Monsieur Guichard décéda en 1952, sans enfant. Il nous a paru intéressant d’extraire les situations sorguaises décrites à chaud et de les publier à nouveau.

Raymond CHABERT

 

« FONCTIONNAIRES ET COLLABORATION » (1)          

« Fonctionnaires déportés en Allemagne, fonctionnaires, fonctionnaires emprisonnés et fusillés, fonctionnaires destitués par Vichy, il n’y a qu’à s’incliner devant eux, ils constituèrent une belle minorité. Mais ne craignons pas de dire que, sans le concours des fonctionnaires des préfectures et des mairies, la tâche des Allemands en France, en ce qui concernait les ouvriers français, les juifs, les communistes, les sujets alliés anglais et américains, eût été rendue à peu près impossible ou eût exigé, pour son exécution, des recherches et des délais tellement longs que, pratiquement, elle eût aboutit à un échec. Les Allemands n’avaient entre les mains ni les registres d’état civil, ni les listes de conscription, ni les dossiers des juifs, communistes, sujets anglais et américains. Il a fallu que, cas par cas, les mairies et les préfectures leur indiquassent les gens à toucher... ». S’il y avait eu plus de fonctionnaires patriotes : « On n’aurait pas assisté au lamentable spectacle des juifs et autres suspects traqués comme des bêtes fauves, des sujets anglais et américains pourchassés et relégués comme des pestiférés. Lorsque l’ordre vint de Vichy de ramasser, dans la zone sud de la France, tous les sujets anglo-saxons, on contraignit des hommes âgés et malades, des femmes dans le même état, à accomplir la lamentable odyssée qui devait aboutir à Saint-Denis, c’est-à-dire au camp de concentration. Là, le fonctionnaire allemand qui présidait aux destinées du camp, en apercevant les femmes, demanda : « Mais qu’est-ce que c’est que ces femmes ? » On le lui expliqua et le fonctionnaire allemand, levant les bras au ciel s’écria : « Mein Gott, Mein Gott ! Les Français n’en font jamais d’autres. On leur demandait les hommes, ils nous ont envoyé même les femmes. Eh bien ! qu’elles s’en aillent ! » Et les Anglaises et les Américaines recommencèrent en sens inverse leur odyssée. Qui savait que dans tel village de Provence se cachaient deux malheureuses Polonaises juives, deux petites couturières, qui furent un beau matin, enlevées par la Gestapo ?2 L’une de ces Polonaises était mariée avec un Français prisonnier en Allemagne3. Quel Allemand d’Allemagne ou de France pouvait savoir que ma femme avait, en se mariant, conservé la nationalité anglaise et qu’elle figurait parmi les étrangères, bonne pour la relégation ? Fonctionnaires des mairies4 et des préfectures, secrétaires de mairie, membres des corps de police, n’avez-vous rien à vous reprocher ? Vous obéissiez aux ordres de Vichy ; ce n’est pas là une excuse. D’autre part, point n’était besoin d’être un héros pour faire disparaître quelques dossiers, disparition qui eût évité de voir les camps de concentration s’ouvrir devant les juifs, les suspects, et les anglo-saxons… Je citais tout à l’heure le cas des Anglaises et des Américaines déportées à Compiègne : voilà un cas où le fonctionnaire de Vichy avait déployé plus de zèle que l’Allemand. Il aurait été désirable que ce fût toujours l’inverse qui se produisît. La tactique du fonctionnaire aurait dû consister à être celui qui n’entend pas, celui qui ne voit pas, celui qui ne comprend pas. Il valait mieux que les Allemands prissent les Français pour un ramassis d’abrutis et d’idiots que de trouver en eux des collaborateurs complaisants, quant à des complices zélés. Et surtout, il n’aurait jamais dû arriver que le Français déployât, dans l’exercice de ses fonctions, plus de cruauté que l’Allemand lui-même. Je pense, en écrivant cela, au secrétaire de mairie d’une petite ville.5 Un château-hôtellerie, situé aux environs de la petite ville, abritait divers pensionnaires français, hommes et femmes ; sa position, au revers d’une colline et éloignée de l’agglomération urbaine, lui garantissait une relative tranquillité contre les bombardements et autres dangers6. Parmi les pensionnaires, il y avait aussi deux dames anglaises, âgées de près de quatrevingts ans, chassées déjà de la Côte d’Azur. Les Allemands, qui étaient eux-mêmes à la recherche de coins tranquilles et bien abrités pour leurs services d’état-major manifestèrent un jour l’intention d’occuper le château, ce qui entraînait l’expulsion des pensionnaires.

Le transport des deux vieilles dames devenait un problème. Où les conduire et avec quels moyens ? Quelqu’un se hasarda à solliciter le concours du secrétaire de mairie de la petite ville pour le placement et le transport des deux dames. Et le secrétaire de mairie de répondre : « Adressez vous à Churchill ! » Et ce furent les Allemands – je n’invente rien car des témoins peuvent garantir la véridicité de mon récit – qui assurèrent le voyage des deux vieilles anglaises. D’ailleurs, le châtiment ne tarda pas à s'abattre sur la tête du secrétaire de mairie. Quelques jours plus tard avait lieu le débarquement dans le sud de la France…. Et, au premier jour de la libération, le secrétaire de mairie était arrêté et emprisonné. Juste et agréable retour des choses d’ici bas !7

OCCUPATION D’UNE COMMUNE (8)              

Avec... le... souci d’objectivité..., nous voulons essayer de décrire très exactement ce qui s’est passé quelque part, en France, dans une petite ville, au moment de la libération... . Il existait en France, dans la France de l’armistice, des organisations clandestines de résistance qui se sont appelées notamment Libération, Combat, Franc-tireur pour ne citer que les plus connues, les principales. C’est dans ces organisations que des patriotes jouèrent leur liberté et leur tête durant trois ans, les trois années les plus dangereuses, les trois années d’incertitude et de fluctuations militaires, les trois années décisives. Plus tard, entrer dans une organisation de résistance équivaudra, plus ou moins, à courir au secours de la victoire, à se chercher un coin au soleil du succès. Aux trois grandes organisations politiques nommées sont venues s’ajouter, dès que le maquis a été créé, les formations militaires de la résistance : F.F.I., F.T.P., F.T.P.F., C.F.L., (Forces françaises de l’Intérieur, Francs-tireurs partisans, Francs-tireurs partisans français, Corps francs de libération).Celles-là se sont illustrées dans la guérilla contre les miliciens et contre l’Allemand.

Jusqu’ici la situation est claire : rien ne l’embrouille, rien ne l’obscurcit. Les tracts sont distribués, les journaux clandestins s’impriment, notamment à Lyon pour la zone sud-est, les appareils émetteurs clandestins fonctionnent, transportés de maison en maison, les renseignements partent vers les états-majors alliés, et, dans le même temps, les prisons et les camps de concentration se peuplent de patriotes. Puis naissent dans la quatrième année de l’armistice des organismes de fusion : le Mur, le Front commun de la résistance, le Front National. Celui-ci semble s’organiser surtout en vue de l’occupation des municipalités qu’il convient de soustraire à l’emprise des délégations nommées par Vichy, des délégations de collaborateurs. Jusqu’au 24 août, rien ne se produit dans la petite ville, les Allemands sont là, leurs équipes de destructeurs opèrent, démolissent, brûlent.

Nous voici au matin du grand jour, au 25 août ; plus l’ombre d’un Allemand, sauf quelques déserteurs égarés, la plupart des miliciens sont en fuite, arrêtés ou terrés chez eux, apeurés. Le chef de la délégation municipale vichyssoise, qui est un commandant de réserve et qui, entre parenthèses, s’est montré honnête homme dans l’exercice de ses fonctions, ne songe nullement, pas plus que ses collaborateurs, à résister dans l’Hôtel de Ville. Il n’aspire qu’au départ.

Toute la matinée se passe ainsi ; mais on sait que les chars anglo-américains approchent, ils sont signalés à quelques kilomètres, ils traversent un fleuve. Tout à coup, au début de l’après-midi, les voici : les moteurs des blindés anglais et américains vrombissent sur la route, la libération est accomplie. Et nous assistons alors au spectacle le plus extraordinaire, le plus inattendu : les armes sortent de terre, comme par enchantement : fusils, mitraillettes, grenades, revolvers.

On voit des gamins traînant des outils de guerre dont ils ne savent pas se servir, des étrangers dont les bouches articulent assez péniblement le français parcourant les rues armés jusqu’aux dents, des maquisards de bistrots tenant le haut du trottoir. La foule, la grande foule, la véritable foule française est toute sur la grande route à accueillir avec un enthousiasme indescriptible les alliés anglais et américains et aussi les F.F.I. dont les camions et les engins défilent à un train d’enfer. Certes, bien des fenêtres sont pavoisées qui devraient être fermées en signe de deuil, bien des cocardes sont étalées sur des poitrines où n’ont pas battu des coeurs français, bien des drapeaux s’agitent dans des mains autour desquelles on aurait plaisir à passer une paire de menottes. Mais c’est sur la petite place de l’Hôtel de Ville que va se jouer la scène principale : celle de l’installation d’une nouvelle municipalité ou plutôt d’un groupe de candidats municipaux. C’est du haut du balcon de l’Hôtel de Ville que la proclamation a lieu. L’orateur qui lit la proclamation est bien protégé, il est flanqué d’une mitraillette à gauche, d’une mitraillette à droite. Le groupe des triomphateurs lui fait une garde du corps ! Sur la place, une foule de curieux ou de sympathisants ; les blindés américains et anglais défilent sur la route nationale, en vue et à cent mètres de la place de l’Hôtel de Ville. Parmi les triomphateurs, un seul authentique maquisard9! Nous entendrons dire que les autres ont milité dans le Front National, depuis janvier ou mars 1944, qu’ils ont agi, se sont dévoués, ont ravitaillé le maquis, ont recueilli des armes. Pas un seul qui n’invoque, à sa propre louange, un acte de patriotisme. Advient un coup de scène : le maire de l’ancienne municipalité10 élue par le peuple et destituée par Vichy, suivi de quelques amis, gravit les marches de l’escalier de la mairie pour protester, dit-on, contre cette prise de pouvoir dont il a été exclu. Il a pour lui plusieurs atouts : socialiste, il a dirigé durant trois ans la section de la localité du groupe clandestin Combat, il a passé deux mois dans les prisons de la Gestapo. Mais il a surtout pour lui la Charte républicaine du 21 avril 1944 que, dans la tragi-comédie qui se joue, tout le monde ignore ou veut ignorer. Cette charte édicte que, à la libération, automatiquement, toutes les municipalités destituées par Vichy seront rétablies dans leurs fonctions et que, partout où le quorum ne sera pas atteint, seront adjoints aux municipalités, pour compléter le quorum, des membres des organisations de résistance sans que, dans aucun cas, l’introduction de ces nouveaux membres puisse modifier la tendance politique générale du conseil municipal telle qu’elle s’est manifestée au temps de la dernière consultation électorale. Mais aucun de ces arguments ne saurait prévaloir contre les mitraillettes et les fusils : l’ancien maire et ses amis doivent redescendre, sans gloire, l’escalier de l’Hôtel de Ville. Eux et leur protestation ont été repoussés……. Il s’avèrera par la suite qu’aucun grief sérieux n’a pu être formulé contre l’ancien maire pour justifier l’ostracisme dont il a été victime. Le Comité Départemental de la Libération, nommé par le Gouvernement provisoire, l’inclura dans la liste de la nouvelle municipalité improvisée, à côté de ses adversaires déclarés…

MILICE et GESTAPO (11)                 

Si on reproche aux communistes d’avoir, à peine la libération acquise, commencé leur action de propagande par tracts, affiches, radio-diffusions, réunions, ils répondent : « Nous avons été le seul parti qui, depuis trois ans, n’a jamais abdiqué, le seul parti qui s’est regroupé, reconstitué dans la résistance puis, avec nos formations militaires, dans le maquis, et nos militants ont peuplé les prisons et les camps de concentration. C’est contre nous que la milice et la Gestapo ont déployé le plus d’activité, exercé le plus de représailles. Nous avons eu quarante mille fusillés. Tout cela est vrai. » Ce n’est qu’en partie vrai. Comme tous les partis, le parti communiste a eu ses héros mais aussi ses transfuges et ses traîtres…

L’action de la milice et de la Gestapo s’exerça unilatéralement contre tous les bons Français à quelque parti qu’ils appartinssent. Les agissement et les exploits de la milice et de la Gestapo défient toute imagination, dépassent toute exagération….Ils infligeaient à la personnalité humaine et à la dignité humaine les humiliations les plus révoltantes qu’on puisse leur faire supporter, humiliations presque pires que les supplices, humiliations sans atténuante et sans excuse.

Il nous a été donné de voir défiler sur la route12, peu de temps avant la libération, un convoi de neuf cents détenus politiques, hommes, femmes, jeunes filles. C’était un spectacle effroyable, digne de l’Enfer de Dante. La chaleur était caniculaire ! Tous demandaient à boire. Sur le passage, au bord de la route et devant la porte d’une maison, une jeune fille déposa un grand baquet d’eau. D’un violent coup de pied, un garde de la Gestapo renversa le baquet et il pointa son fusil vers la jeune fille, la menaçant. Les détenus étaient haves, déguenillés, ils se soutenaient les uns les autres pour s’aider mutuellement à marcher. Certains d’entre eux marchaient depuis plus de dix jours vers une destination qui demeurait inconnue.

Parmi eux deux femmes enceintes, un homme blessé, un médecin, un ecclésiastique. La police de Vichy avait livré tout ce « bétail » humain à la Gestapo. Admirable résultat de la collaboration : milice et Gestapo avaient bien travaillé ! La milice, aidée par bon nombre de mauvais Français, dénonçait ; la Gestapo arrêtait et, souvent, la milice et la Gestapo participaient de concert aux arrestations et aux vols car ces bourreaux se doublaient de voleurs. Gestapo et milice, un jour, poursuivaient dans un village, un jeune homme dénoncé pour détention d’armes. Ce jeune homme se réfugia dans un petit hôtel-restaurant où il avait sa chambre13.

Les policiers de la Gestapo et de la milice en prirent prétexte pour effectuer des perquisitions dans trois au quatre maisons environnantes où ils bouleversèrent tout. Tout compte fait, les policiers partis, il manquait aux habitants de ces maison des sommes d’argent dont le total s’élevait à une trentaine de milliers de francs. Ainsi s’expliquent les fortunes subites de certains miliciens. D’où sortaient ces derniers, eux et leurs satellites ? Sans hésiter on peut répondre : de toutes les classes. Prenons un village type. Six mille habitants environ, population très mélangée, un camp de travailleurs indochinois à proximité du village, une Poudrerie nationale occupant un petit nombre d’ouvriers, un clan bourgeois assez important : tel est le village. Dans ce village, une vingtaine de miliciens femmes et hommes. Et voici leur origine sociale : un épicier et sa femme, un ouvrier algérien, un mécanicien, trois employés de la Poudrerie avec leurs femmes et leurs filles – parfois les femmes étaient d’esprit plus milicien que les hommes – le fils d’un commerçant, un fermier, un sous-chef de musique du camp indochinois, deux fonctionnaires des cadres du camp ; enfin, pour couronner le tout, pour compléter le bouquet, deux jeunes filles de la bonne bourgeoisie.

Ce village comptait par surcroît quatre inscrits au parti Doriot et un combattant de la Légion antibolchevique… Il y avait enfin la série des imbéciles, ceux dont Marcel Pagnol a dit : « Quand on fera danser les couillons, ils ne seront pas à l’orchestre ». Les propos les plus stupéfiants étaient tenus par [ceux-ci] : « Si les Anglais viennent, les Allemands nous défendront. Nous partirons avec eux à la fin de la guerre, nous irons en Allemagne ». Les Anglais et, par surcroît, les Américains et les Français sont venus, les Allemands sont partis, [les couillons] sont restés…

Eugène GUICHARD


 

1 Pages 63 et suivantes.

2 Il s’agit de mesdames Drogoczyner et Szyszczycka, voir Études Sorguaises numéro 17, pages 92 et 93.

3 Études Sorguaises, page 93, il s’agit de monsieur Nute Drogoczyner, engagé volontaire, prisonnier de guerre.

4 Dans cette phrase, monsieur Guichard dénonce à mots couverts le secrétaire de mairie Justin Baudière, le commissaire Monge et vraisemblablement la brigade de gendarmerie.

5 Voir Etudes Sorguaises, numéro 17, page 104.

6 Ce château hôtellerie pourrait correspondre au château de Vaucroze ; voir Études Sorguaises, « Le Train Fantôme ».

7 Le livre a été écrit en septembre 1944, Justin Baudière fut libéré le 6 février 1945 et abattu sans jugement par deux inconnus le 15 février suivant ; voir Études Sorguaises, numéro 17, page 104.

8 Page 75 et suivantes.

9 Je pense qu’il doit s’agir d’Yves CHAMBON.

10 Archives départementales de Vaucluse 6 W art 37 - note d’information du 19 mai 1944, Pètre Aimé, né le 7 décembre 1903, nationalité française, cultivateur domicilié à Sorgues, arrêté le 15 mai 1944 pour un motif inconnu, lieu de détention Avignon, renseignements complémentaires : le sus-nommé appartenait au parti SFIO et était ancien maire de Sorgues et ancien conseiller général de Vaucluse – également – une lettre du commissaire de police de Sorgues du 15 mai 1944 qui stipule « appartenait au parti SFIO ». Il a été détenu à la prison Sainte-Anne, en Avignon, jusqu’au 19 Juillet 1944. Le 23 juillet, il y rentra de nouveau et il en sortit, définitivement, le 3 août 1944. Aimé Pètre, Homme de convictions ou homme au service de ses concitoyens ? - Mémoire de maîtrise d’Histoire contemporaine – Gilles Brusset – Université d’Avignon, année 1999-2000 - page 71.

11 page 39 et suivantes.

12 Cet épisode a fait l’objet d’une brochure éditée par les Études Sorguaises « Le train fantôme ».

13 Il s’agit de l’hôtel Davico, le jeune patriote put s’enfuir par l’impasse qui jouxte l’immeuble.