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La Garde Nationale sous la restauration

BREF HISTORIQUE

La garde nationale est née à PARIS en 1789 au cours des préparatifs de la prise de la BASTILLE. Après le 14 juillet 1789, elle reçut le nom officiel de "GARDE NATIONALE". Selon la constitution de 1795, la garde nationale était constituée pour défendre l’Etat contre l’ennemi extérieur et assurer à l’intérieur le maintien de l’ordre et l’exécution des lois. Après l’insurrection royaliste d’octobre 1795, elle fut remplacée par des militaires professionnels, ce ne fut plus qu’une armée de réserve. La monarchie de juillet en refit la force essentielle du maintien de l’ordre en 1830-1831.

1815 À SORGUES

La chute de l’empire après WATERLOO, le retour des BOURBONS et la restauration de la monarchie vont provoquer des troubles en Vaucluse auxquels vont participer trois Sorguais à des niveaux différents. Hostiles au nouveau régime, ils rejoignent les fédérés bonapartistes et républicains qui participent au mouvement insurrectionnel, ce qui leur vaudra l’arrestation et la condamnation. Paul FORMENT sera déporté au bagne de TOULON pour cinq années de fer. Thomas FAURE et Joseph HELY seront emprisonnés à AVIGNON au titre de politiques. A la suite des évènements survenus en 1830, neuf Sorguais seront condamnés à des peines d’emprisonnement. Il n’y a pas d’éléments écrits qui permettent de préciser le motif exact ainsi que la durée de leurs condamnations. Seul un document daté de 1839 précise qu’ils recevront une pension pour les préjudices subis au cours de leur incarcération. Le niveau de la pension accordée sera fonction de l’intérêt qu’ils porteront au nouveau régime monarchiste. Cet élément d’appréciation des comportements est laissé au bon vouloir du maire de Sorgues qui déterminera de ce fait le niveau pécuniaire du dédommagement.

Seront concernés pour recevoir une pension :

• PEPIN Thomas, SIMONET Jacques Thomas, SIMONET André (fils du précédent), GUICHARD Pierre, BERTET Jean Joseph, GONTARD Xavier Gabriel et ROGIER (dit PATTE).

• VENITIEN Simon

• TORTONNE Auguste

Les deux derniers nommés, résidaient à SORGUES au moment de leur inculpation, rien ne prouve qu’ils en soient originaires.

LA LOI DU 22 MARS 1831

La bourgeoisie au pouvoir a besoin d’une force de maintien de l’ordre. Dans cet esprit, la garde nationale est reconstituée avec des éléments sûrs qui se verront interdire toute manifestation politique. Placée sous le contrôle du maire, la nouvelle force est constituée après avoir éliminé les éléments dont on soupçonne les tendances hostiles aux Bourbons. MERLE Joseph, GUERIN Joseph, CHABERT Antoine et PASCAL Antoine seront poussés à la démission. Ainsi dégagée des éléments opposés, la loi donne à la bourgeoisie une force armée qui sera le plus sûr appui de la dynastie nouvelle.

LE POUVOIR DESIGNE LE MAIRE

Afin de mieux contrôler les municipalités, le pouvoir monarchiste, par la loi du 21 mars 1831, laisse à l’autorité préfectorale la désignation du Maire. Ainsi désigné, François GUISSEAUD sera Maire de la commune de SORGUES du 10/10/1830 au 10/02/1835. Par ses convictions, il restera solidement attaché à la bourgeoisie libérale.

LA GARDE NATIONALE EST RECONSTITUEE A SORGUES

Bien avant la parution de la loi du 22 mars 1831 ordonnant aux municipalités de remettre en service une garde nationale, Monsieur Le Maire GUISSEAUD décide son recrutement aux frais de la commune. Le 3 mars 1831, suite à une décision du Conseil Municipal, Monsieur Le Maire procède au recrutement de vingt-quatre gardes nationaux de la compagnie d’élite de SORGUES. Les personnes désignées n’ayant pas les moyens, comme le stipule la loi, de payer leurs fournitures, recevront aux frais de la commune : le costume, un sabre avec baudrier, une giberne et un fourreau pour baïonnette. Suit la liste des désignés à la garde nationale : Treize sachant écrire sur vingt-quatre ont apposé une signature, huit d’entre eux se sont contentés de marquer la liste d’un signe de reconnaissance permettant leur incorporation dans la nouvelle compagnie d’élite de SORGUES.

8 ont apposé un signe

• PASCAL Etienne +

• PEPIN Pierre +

• PEPIN Michel +

• GIRARD Etienne ×

• GENIERT Florent Ο

• OFFAND Thomas +

• CIER Alexis +

• ROUX Jean ⊗

13 ont signé

• GENIERT Ange • GABERT Yacinthe

• OUVIER François • CAVAILLON David

• SOMMIER Auguste • MOUREAU Antoine

• EYSSERY Joseph • DUCROS Adrien

• FERREN Pierre • PONCON Thomas

• FOURMENT Esprit • POCHY Thomas

• CARLE Sixte

Ni signature ni signe particulier

• AUGUSTIN Joseph

• DUCROS Julien

• THORE François

Alain SICARD

 


SOURCES

AD Vaucluse (Archives de la Commune de Sorgues, police générale 2 I)