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Sorgues dans la 1ère guerre mondiale

Ce dimanche-là, tous les Sorguais étaient dans la rue, le nationalisme avait gagné leur esprit. Il régnait une atmosphère de fête foraine, les derniers survivants de la guerre de 1870 donnaient leur point de vue. (4) « La population était enthousiaste ».(5) « La mobilisation qui atteignait toutes les familles avait été reçue avec le plus grand patriotisme ». (6) Les grands-parents accompagnaient les petits-enfants à la gare pour voir passer les trains qui se dirigeaient vers le nord. Les locomotives étaient pavoisées ; sur les wagons, ces mots étaient tracés à la craie : « destination Berlin » « de retour dans 3 mois ». (7) « D'ailleurs, les Allemands seront bientôt vaincus, nous allons écraser cette fameuse Allemagne ». (8)

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La Garde Nationale sous la restauration

BREF HISTORIQUE

La garde nationale est née à PARIS en 1789 au cours des préparatifs de la prise de la BASTILLE. Après le 14 juillet 1789, elle reçut le nom officiel de "GARDE NATIONALE". Selon la constitution de 1795, la garde nationale était constituée pour défendre l’Etat contre l’ennemi extérieur et assurer à l’intérieur le maintien de l’ordre et l’exécution des lois. Après l’insurrection royaliste d’octobre 1795, elle fut remplacée par des militaires professionnels, ce ne fut plus qu’une armée de réserve. La monarchie de juillet en refit la force essentielle du maintien de l’ordre en 1830-1831.

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Ici la France, ici Londres

Avant la seconde Guerre mondiale, Eugène Guichard était directeur de l’agence HAVAS à Rome où il demeurait Via Vicens. En 1938, à cinquante-huit ans, il se maria à Nice avec Béatrice Catherine Baskerville, sujet anglais qui conservait sa nationalité. À la Déclaration de guerre, pour fuir les hostilités, ils vinrent demeurer à Sorgues, rue des Célestins. Par le seul fait que madame Guichard était de nationalité anglaise, les époux allaient endurer la haine des vichystes et des fonctionnaires acquis à la collaboration. Tout de suite après la Libération, en septembre 1944, pour témoigner des affronts subis en public, Eugène Guichard écrivit un petit livre sur la période de l’occupation dans lequel il mêla les histoires locales et nationales. Tout au long de ce récit, la commune de Sorgues y est désignée « la petite ville ».

Cet ouvrage avait été publié en 1945 par l’imprimerie Rullière Frères, sous le titre « ICI LA FRANCE – ICI LONDRES ». Monsieur Guichard décéda en 1952, sans enfant. Il nous a paru intéressant d’extraire les situations sorguaises décrites à chaud et de les publier à nouveau.

Raymond CHABERT

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Neuf Sorguais guillotinés !

La crainte de voir se terminer le « moment » révolutionnaire par une double menace : aristocratique, d'une part et l'invasion de la France par des troupes étrangères,d'autre part, a justifié le recours à la violence conçue comme un moyen de salut public au nom de la « République une et indivisible ».

Le Gouvernement de l'an II, dont Saint-Just, Robespierre, Billaud-Varennes ou Collot d'Herbois en furent les membres principaux, avait instauré la Terreur qui était associée à la vertu, pour purger la Nation de ses éléments indésirables, c'est-à-dire les « dantonistes », partisans d'une inflexion du cours de la Révolution, les « hébertistes » voulant établir une démocratie directe et les « contre-révolutionnaires » qui, eux, bafouèrent l'idéal révolutionnaire pour un retour à l'ordre ancien. La guillotine fut utilisée comme « protectrice des patriotes » pour réaliser l' « effroi des aristocrates » et pour « délivrer » la Nation de ses « ennemis », par conséquent pour extirper toutes volontés individuelles qui s'opposeraient à la volonté générale définie par la Révolution.

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Les années noires

La Révolution Nationale

 

Le 10 mai 1940, les divisions nazies de l’Allemagne se ruèrent sur la France, à travers les frontières belges et luxembourgeoises. Ce fut une période cruciale pour notre nation : notre république, vieille de près de soixante-dix ans, s’effondra.

L’Armistice, signé le 24 juin, devint exécutoire le 25 juin à 1 heure 35 du matin. À sa suite, les Français apprenaient des mots insolites : zone occupée, zone libre, ligne de démarcation.

Des décombres surgissait un nouvel ordre avec un nouveau chef : Pétain. C’était un maréchal de 84 ans. À compter du 11 juillet 1940, il disposait de pouvoirs illimités et il tentait d’imposer une doctrine politique : c’était la « Révolution nationale ».

Pétain mettait aussitôt en place un système pyramidal autoritaire. Il n’y avait plus de représentativité politique. Il lui était substitué le principe exclusif de la distribution de l’autorité par le chef de l’État.

Les instances départementales étaient éliminées, les pouvoirs étaient exercés par préfets et sous-préfets.

Les conseils municipaux étaient remplacés par des délégations spéciales avec un maire nommé. Chaque membre était soigneusement sélectionné, il correspondait aux critères conformes aux idéaux du moment et devait montrer, en particulier, un dévouement aveugle « au vénéré maréchal »1.

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