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Neuf Sorguais guillotinés !

La crainte de voir se terminer le « moment » révolutionnaire par une double menace : aristocratique, d'une part et l'invasion de la France par des troupes étrangères,d'autre part, a justifié le recours à la violence conçue comme un moyen de salut public au nom de la « République une et indivisible ».

Le Gouvernement de l'an II, dont Saint-Just, Robespierre, Billaud-Varennes ou Collot d'Herbois en furent les membres principaux, avait instauré la Terreur qui était associée à la vertu, pour purger la Nation de ses éléments indésirables, c'est-à-dire les « dantonistes », partisans d'une inflexion du cours de la Révolution, les « hébertistes » voulant établir une démocratie directe et les « contre-révolutionnaires » qui, eux, bafouèrent l'idéal révolutionnaire pour un retour à l'ordre ancien. La guillotine fut utilisée comme « protectrice des patriotes » pour réaliser l' « effroi des aristocrates » et pour « délivrer » la Nation de ses « ennemis », par conséquent pour extirper toutes volontés individuelles qui s'opposeraient à la volonté générale définie par la Révolution.

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Ici la France, ici Londres

Avant la seconde Guerre mondiale, Eugène Guichard était directeur de l’agence HAVAS à Rome où il demeurait Via Vicens. En 1938, à cinquante-huit ans, il se maria à Nice avec Béatrice Catherine Baskerville, sujet anglais qui conservait sa nationalité. À la Déclaration de guerre, pour fuir les hostilités, ils vinrent demeurer à Sorgues, rue des Célestins. Par le seul fait que madame Guichard était de nationalité anglaise, les époux allaient endurer la haine des vichystes et des fonctionnaires acquis à la collaboration. Tout de suite après la Libération, en septembre 1944, pour témoigner des affronts subis en public, Eugène Guichard écrivit un petit livre sur la période de l’occupation dans lequel il mêla les histoires locales et nationales. Tout au long de ce récit, la commune de Sorgues y est désignée « la petite ville ».

Cet ouvrage avait été publié en 1945 par l’imprimerie Rullière Frères, sous le titre « ICI LA FRANCE – ICI LONDRES ». Monsieur Guichard décéda en 1952, sans enfant. Il nous a paru intéressant d’extraire les situations sorguaises décrites à chaud et de les publier à nouveau.

Raymond CHABERT

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La terreur blanche

1 - La Première « Terreur Blanche »

La première « Terreur blanche » se développa après l’échec des insurrections jacobines (avril et mai 1795). Les bandes royalistes des Compagnies de Jéhu, de Jésus ou du Soleil pourchassèrent et massacrèrent les jacobins, les républicains, les prêtres constitutionnels, les protestants et les détenus politiques des prisons. Elle débuta au mois de prairial an III (mai 1795), à Lyon, et elle s’étendit avec rapidité à l’ensemble du sud de la France, dans un triangle compris entre Bourg-en-Bresse au nord, le Gard à l’ouest et la frontière sarde à l’est.1Généralement, ces massacres avaient lieu avec la complicité des autorités qui cherchaient à anéantir les opinions révolutionnaires.

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Les années noires

La Révolution Nationale

 

Le 10 mai 1940, les divisions nazies de l’Allemagne se ruèrent sur la France, à travers les frontières belges et luxembourgeoises. Ce fut une période cruciale pour notre nation : notre république, vieille de près de soixante-dix ans, s’effondra.

L’Armistice, signé le 24 juin, devint exécutoire le 25 juin à 1 heure 35 du matin. À sa suite, les Français apprenaient des mots insolites : zone occupée, zone libre, ligne de démarcation.

Des décombres surgissait un nouvel ordre avec un nouveau chef : Pétain. C’était un maréchal de 84 ans. À compter du 11 juillet 1940, il disposait de pouvoirs illimités et il tentait d’imposer une doctrine politique : c’était la « Révolution nationale ».

Pétain mettait aussitôt en place un système pyramidal autoritaire. Il n’y avait plus de représentativité politique. Il lui était substitué le principe exclusif de la distribution de l’autorité par le chef de l’État.

Les instances départementales étaient éliminées, les pouvoirs étaient exercés par préfets et sous-préfets.

Les conseils municipaux étaient remplacés par des délégations spéciales avec un maire nommé. Chaque membre était soigneusement sélectionné, il correspondait aux critères conformes aux idéaux du moment et devait montrer, en particulier, un dévouement aveugle « au vénéré maréchal »1.

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La 1ère guerre mondiale et Sorgues

Les Etudes Sorguaises, soucieuses de transmettre le devoir de mémoire, ont réalisé cette 16ème parution « Souvenir des Poilus Sorguais » pour que les générations actuelles et futures n’oublient pas le sacrifice de leurs aînés qui ont combattu durant la première guerre mondiale 1914-1918 . En quatre ans, 136 Sorguais y ont laissé leur vie, certains avaient à peine 19 ans, ils étaient encore adolescents. Ils ont connu le froid, la neige, la pluie et la boue, la faim et en plus la peur, ne sachant pas de quoi serait fait le lendemain. Que ces quelques pages qui vont suivre rendent hommage à leur ténacité, leur bravoure, leur courage et leur sens du devoir bien fait ! Cette parution honore ceux qui ont fait cette guerre, particulièrement tous nos Sorguais et plus spécialement ceux qui n’ont jamais revu leur village .

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