Itinéraire de Marius Chastel

Nous devons la retranscription ci-dessous au travail minutieux de notre ami André BRUN. Le décryptage des textes était rendu difficile : avec le temps, l'écriture au crayon à mine de plomb s'était un peu effacée, de plus, les signes graphiques étaient minuscules, c'est à l'aide d'une loupe et avec beaucoup de patience qu'il a réussi à retranscrire le document ci-dessous.

________________________________________________

1914

PREMIER CARNET

1914 - Carnet de mémoire acheté le 29 octobre 1914 à Villotte devant St Milhiel.

Lire la suite...

Sorgues dans la 1ère guerre : la vie quotidienne

Très rapidement, la guerre modifia l'activité économique de la commune. Le projet de construction de deux classes supplémentaires fut abandonné, elles furent terminées en 1934. Tous les instituteurs furent remplacés par des femmes. Dans les premiers mois de la guerre, l'un d'eux, Fernand Lonneud, fut tué. (10) 

Au début des hostilités, les Sorguais allaient lire les communiqués de guerre affichés sous les escaliers de la mairie, mais elle s'éternisait, et les soucis immédiats devenaient de plus en plus nombreux. Des secteurs actifs, les légumes abondamment exportés en Allemagne, ainsi que les papeteries et la soie, furent frappés par l'interruption des exportations.

Lire la suite...

La Garde Nationale sous la restauration

BREF HISTORIQUE

La garde nationale est née à PARIS en 1789 au cours des préparatifs de la prise de la BASTILLE. Après le 14 juillet 1789, elle reçut le nom officiel de "GARDE NATIONALE". Selon la constitution de 1795, la garde nationale était constituée pour défendre l’Etat contre l’ennemi extérieur et assurer à l’intérieur le maintien de l’ordre et l’exécution des lois. Après l’insurrection royaliste d’octobre 1795, elle fut remplacée par des militaires professionnels, ce ne fut plus qu’une armée de réserve. La monarchie de juillet en refit la force essentielle du maintien de l’ordre en 1830-1831.

Lire la suite...

Sorgues dans la 1ère guerre mondiale

Ce dimanche-là, tous les Sorguais étaient dans la rue, le nationalisme avait gagné leur esprit. Il régnait une atmosphère de fête foraine, les derniers survivants de la guerre de 1870 donnaient leur point de vue. (4) « La population était enthousiaste ».(5) « La mobilisation qui atteignait toutes les familles avait été reçue avec le plus grand patriotisme ». (6) Les grands-parents accompagnaient les petits-enfants à la gare pour voir passer les trains qui se dirigeaient vers le nord. Les locomotives étaient pavoisées ; sur les wagons, ces mots étaient tracés à la craie : « destination Berlin » « de retour dans 3 mois ». (7) « D'ailleurs, les Allemands seront bientôt vaincus, nous allons écraser cette fameuse Allemagne ». (8)

Lire la suite...

Neuf Sorguais guillotinés !

La crainte de voir se terminer le « moment » révolutionnaire par une double menace : aristocratique, d'une part et l'invasion de la France par des troupes étrangères,d'autre part, a justifié le recours à la violence conçue comme un moyen de salut public au nom de la « République une et indivisible ».

Le Gouvernement de l'an II, dont Saint-Just, Robespierre, Billaud-Varennes ou Collot d'Herbois en furent les membres principaux, avait instauré la Terreur qui était associée à la vertu, pour purger la Nation de ses éléments indésirables, c'est-à-dire les « dantonistes », partisans d'une inflexion du cours de la Révolution, les « hébertistes » voulant établir une démocratie directe et les « contre-révolutionnaires » qui, eux, bafouèrent l'idéal révolutionnaire pour un retour à l'ordre ancien. La guillotine fut utilisée comme « protectrice des patriotes » pour réaliser l' « effroi des aristocrates » et pour « délivrer » la Nation de ses « ennemis », par conséquent pour extirper toutes volontés individuelles qui s'opposeraient à la volonté générale définie par la Révolution.

Lire la suite...