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Histoire du Rugby Club Sorguais

Ce dernier vendredi, dans le cadre des soirées Philo-Sorgues organisées par la Société Littéraire, Madame Liliane Meffre, professeur des Universités, germaniste et historienne de l’Art, nous a entretenus de l’Art des origines et de l’origine de l’Art. Pierre Pasquini, agrégé de philosophie, mettait en exergue l’universalité de cette appréhension de la manifestation artistique de l’Homme.

 Dès la découverte et l’exploration du monde extra-européen, en ont été rapportés de nombreux objets qui se sont accumulés dans des musées ou des cabinets de curiosités. On les cataloguait sous des appellations diverses sans en comprendre toujours la signification, l’utilité, la conception, la réalisation.

 Un Allemand, Carl Einstein (1885-1940), porte un regard neuf sur l’art africain et publie en 1915 un essai sur « L’art nègre ». Cet ouvrage bouleverse les jugements portés sur ces œuvres et amènera à renouveler nombre de « canons » que rejettent les artistes que côtoie, à Paris, Carl Einstein : Braque, Picasso… Les « singularités » de certaines œuvres africaines ne sont en fait que la reconnaissance de l’indépendance des parties d’un tout et non des représentations malhabiles de l’ensemble. Par analogie, le « cubisme » est l’expression d’un réalisme subjectif qui permet de représenter ce que l’œil ne permet pas de voir sans se déplacer autour du modèle : l’envers du décor.

 Le regard porté sur une œuvre d’art est trop souvent formaté par les conceptions anciennes de l’esthétisme. Celles-ci reposent sur l’harmonie à laquelle nous avait habitués l’hellénisme. De même qu’en matière de goût le « bon » est ce qui plaît, dans l’art, le « beau » est également ce qui plaît !

Les travailleurs indochinois M.O.I.

Musée d'Histoire Jean Garcin : 39-45 L'Appel de la Liberté, Conseil général de Vaucluse

Le Musée d'Histoire Jean Garcin : 39-45 L'Appel de la Liberté, propriété du Conseil général de Vaucluse, s'est engagé, depuis 2011, dans un programme de recherche Indochine de Provence, le silence de la rizière, qui vise à produire de la connaissance historique sur un pan méconnu de l'histoire de notre département : les itinéraires d'exil des Indochinois en Vaucluse de 1939 à 1950.

En temps de guerre

Mairie de Sorgues

L'aventure des Etudes Sorguaises


Dès octobre 1987, à mon initiative, s’était constitué un comité pour célébrer le bicentenaire de la Révolution française(1).Il était composé des membres suivants : Maryse Bouix, présidente et, par ordre alphabétique des patronymes,  Martine Aberlin, Patrick Aberlin, Vincent Borreda, Odette Bracci, Huguette Bywalec, Raymond Chabert, Émilienne Corréard, Pascal Dujardin, Jacqueline et Pierre Eynaud, Mireille Fraysse, Jacqueline Nertz, Yves Poquet, Yvette Ricca, Christiane Roche, Robert Silve. Lucien Mestre, alors animateur permanent de la Maison des Jeunes, planifiait les actions de chacun.

Parmi les participants, certains choisissaient de consulter les documents d’archives municipales et départementales, d’autres faisaient appel à la mémoire véhiculée. La conceptrice de ce livre fut Maryse Bouix, nous lui devons bien des recherches aux archives départementales, la mise en page et la rédaction de nombreux chapitres.

La majorité du groupe n’avait jamais imaginé écrire pour l’histoire et, sans les connaissances de cette universitaire et sa capacité à coordonner les écrits, le résultat obtenu n’aurait pas eu cette qualité de sérieux.

Nous avions obtenu de monsieur Marin, maire de Sorgues, l’assurance d’une aide à la publication. Malheureusement, aux élections municipales de 1989, l’équipe en place fut battue. Nous comprîmes rapidement que nous ne pouvions rien attendre des nouveaux élus, d’autant plus que la personne déléguée à la culture, après nous avoir retenu pendant plusieurs jours le manuscrit, nous adressa un pli précisant que l’on pouvait dégager simplement quelques informations à l’usage des écoles maternelles.

 

Nous avions un défi à relever : nous avons décidé de vendre la future brochure par souscription. Nous nous sommes transformés en voyageurs de commerce et nous sommes allés démarcher auprès nos concitoyens, madame Ricca visita chaque habitant de la rue des Remparts… La réussite dépassa nos espérances : nous avions vendu sept cents exemplaires, l’impression pouvait se réaliser !

 

Raymond Chabert

(1)Source : "Les Études Sorguaises" – première publication – "Sorgues au temps de la Révolution" – avant-propos – 1989