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Pierre Gavaudan jeune chercheur

Brièvement tenté par l’enseignement secondaire et la préparation à l’agrégation de sciences naturelles, il préfère s’orienter vers la recherche et débute en 1925 au laboratoire de physiologie pathologique de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes dirigé par le docteur William Mestrezat, situé dans l’ancien laboratoire de Claude Bernard au Collège de France. Puis il traverse la célèbre rue Saint Jacques, ancien cardo maximus de Lutèce, et se rend au laboratoire de botanique de la Sorbonne, dirigé par le professeur Pierre Dangeard (1862-1947), cytologiste spécialiste de la reproduction des cham-pignons. Il est impressionné par ce maître au caractère fortement trempé et à l’adresse expérimentale remarquable.

Connaissant depuis l'enfance Jean Roche dont le père, le docteur Gaston Roche, est ami d’Alphonse, Pierre Gavaudan se lie d’amitié avec lui. Né à Sorgues en 1901, Jean Roche devient biochimiste, professeur au Collège de France puis Recteur de l’académie de Paris ; il présentera les notes de Gavaudan à l’Académie des sciences. Ses recherches portent sur les hormones thyroïdiennes, l’évolution moléculaire des pigments respiratoires chez les animaux, et les hémoglobines. Intéressé par l’histoire et la philosophie des sciences, Gavaudan suit les activités du Centre international de Synthèse qui vient tout juste d’être créé par le philosophe Henri Berr. Ce Centre a pour vocation d’animer des réflexions situées au carrefour entre la philosophie, l’histoire des sciences et l’histoire générale, en encourageant les recherches et les échanges entre les disciplines.

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Bataillons scolaires à sorgues

l’école de la IIIème république, le culte de la Patrie

Les bataillons scolaires à sorgues / le décret de 1882 définit l’organisation des bataillons scolaires / les bataillons et les municipalités / les enfants chantent / les bataillons scolaires vauclusiens / création d’un bataillon scolaire à sorgues

1883, un professeur de gymnastique et d’instruction militaire : « il faut espérer de voir produire, au sein des jeunes générations de Sorgues, des élèves modèles dans l’art de la gymnastique et les premiers éléments de l’instruction militaire. »

Dans l’ensemble de la France, les valeurs patriotiques et guerrières furent au cœur de l’enseignement républicain. Le traumatisme de la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace et de la Lorraine expliquent en partie cette orientation. La victoire de l’Allemagne fut considérée comme l’oeuvre de l’éducation scolaire, la défaite française par opposition reposait sur l’insuffisance de patriotisme.

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Ecole jean jaurès - les enseignants de l’année scolaire 1985/1986

 

Mars 1957 : je dois effectuer un remplacement de trois mois à l’école de garçons. Moi qui suis le seul de la famille à ne pas être né à Sorgues, je vais enseigner où mon père et mon grand-père ont été élèves.

Huit heures : je franchis le portail au fond de la cour qui a dû être goudronnée pour la rentrée précédente. Je suis accueilli par un « Bonjour, collègue ! » du directeur, Monsieur Marguerier. C’est réconfortant.

Monsieur Marguerier a la direction de l’école et, en même temps, celle du cours complémentaire (ancêtre des collèges). À cela, il faut ajouter les annexes : le local « Sire », trois classes (actuellement Gymnaste Club Sorguais) et le local « rassis », deux classes, route de Vedène, soit en tout au moins vingt-cinq classes : on est en plein « baby-boom »...

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