En 1915, Sorgues a une population de 4 400 habitants. Le pays est en guerre. Sous l’impulsion de jeunes Sorguais (MM. Dumas, Darut et Faure), l’association « rugby club sorguais » est fondée. Cette association est déclarée à la préfecture de Vaucluse le 25 février 1916 par M. Jean Boudon, 1er président. La déclaration au journal officiel a été publiée le 6 mars 1916 (archives Préfecture de Vaucluse). En raison de la guerre, il n’y a pas assez de joueurs sorguais et, pour constituer une équipe, il est fait appel à de jeunes entraiguois. Dans cette première équipe, on relève les noms de messieurs Dumas, Vernet, Vincent, Carail, Mathieu, Deloffre, Bec, Gallas, Truffi, Nicoletti, Michel, Ayme, Tuccoli …, M. Simon Dumas en étant le premier manager.

Les matchs se disputent sur un terrain situé au quartier Saint marc à côté de l’ancien château d’eau. Les joueurs se déplacent à leurs frais et par leurs propres moyens (vélos, calèches… ). Ils achètent leurs équipements (maillot aux couleurs du club bleu et blanc, short, chaussures, chaussettes). Après les matchs, leur lavage et leur entretien sont à leur charge. Pour sa première année d’existence, le RCS se qualifie pour la coupe du littoral 3ème série qu’il gagne en battant Valréas (cahier de Serge Riou). Le 23 septembre 1920, une déclaration de changement de bureau est faite par le nouveau président, M. Adolphe Granier (archives Préfecture de Vaucluse).


Récompense décernée à l’équipe gagnante du R.C.S. par la Fédération Française de Rugby à l’occasion du Championnat de France - 3ème Division - Saison 1981/1982.


SAISON 1920 - 1921 :

L’activité du RCS reprend vraiment cette saison après trois années de sommeil dues à la guerre. L’équipe est constituée uniquement de joueurs sorguais. Elle participe au championnat régional, mais ne se qualifie pas pour la suite. Elle est composée des joueurs suivants : Gilles, Massot, Vernet, Veyrun, Petre, Marchegiani, Demante, Corbiere, Perrin, Bourret, Gallas, Bec, Simon Dumas, Pons, Nicoletti, Begeot, Gras, Mathieu. Les matchs sont joués sur un terrain toujours près de l’ancien château d’eau quartier Saint marc. L’équipe dispute le championnat du Littoral 3ème série qu’elle remporte et lui permet d’accéder à la 2ème série. Les joueurs paient toujours leur équipement et, le plus souvent, se déplacent en calèches.

SAISON 1921 - 1922 :

Le 13 septembre 1921, les dirigeants du club, par la signature de son président, obtiennent un bail de location d’une durée de 12 ans pour une prairie située au Joncas, quartier du Badaffier, et dont M. Establet est propriétaire. Ce stade est au centre d’un vélodrome désaffecté fait de rondins de bois, de planches, de fagots, de terre et de gravier (archives municipales). L’équipe joue le championnat du littoral 2ème série. Une modification des statuts est apportée le 23 septembre 1921.

SAISON 1922 - 1923 :

L’équipe dispute le championnat du Littoral avec les joueurs suivants : Dumas, Mathieu, Secchiaroli, Petre, Vernet, Lajut, Chanut, Foriscetti, Carail, Cartoux, Nicoletti, Bourret, Anglade, Bec, Perrin, Marcheggianni, Truffi, Gallas, Santet.

SAISON 1923 - 1924 :

Pas de changement de joueurs par rapport à la saison précédente. L’équipe dispute le championnat du Littoral et se qualifie. Elle joue la finale contre Châteaurenard. Le match se déroule sur le terrain de l’adversaire, il est si dur que le RCS termine la partie avec seulement 11 joueurs et perd cette première finale.

SAISON 1924 - 1925 :

De nouveaux jeunes Sorguais intègrent l’équipe : Berbezier, Avon, Barres, Biarnes, Bonneau, Cloupet, Rosenthal, Pasquini, Conti, Rollet, Chevalier. Le RCS fait une excellente saison et se qualifie de nouveau pour la finale du championnat du Littoral 2ème série, finale jouée à Toulon qu’il perd contre les « Tchèques de Toulon ». Les joueurs se déplacent encore à leurs frais et par leurs propres moyens, à vélo, en calèches ou en train.

SAISON 1925 - 1926 :

M. Gilbert Santet devient président (cahier souvenirs de M. Riou). Première année de gloire pour le RCS qui, en battant Toulon au stade Mayol par le score de 3 à 0 (1 essai marqué par Mathieu Rosenthal), devient enfin champion du Littoral (1er titre obtenu). Il est donc qualifié pour disputer les poules de 3 du championnat de France. Il est opposé au « Club alpin » de Lancey (isère) et au club de Céret (Pyrénées orientales). Il est à noter que le président SaNTeT joue dans l’équipe. Le RCS fait match nul contre Lancey et est battu par Céret à Sorgues.

SAISON 1926 - 1927 :

L’équipe participe au championnat de Provence 3ème série, fait une petite saison et ne se qualifie pas. Quelques joueurs avaient cessé de jouer ou étaient partis au service militaire. Cela perturbe le rendement de l’équipe. Les dirigeants signent un protocole d’accord avec la municipalité pour la démolition du fameux vélodrome qui ne sert plus. Celui-ci est détruit en septembre 1927. La mairie récupère la terre, le gravier et les fagots de bois. Le club garde les madriers, les chevrons et les planches (archives municipales).

SAISON 1927 - 1928 :

L’équipe perd 3 joueurs (Secchiaroli, Vicini et Nozerand) qui vont jouer à Châteauneuf-du-Pape. Elle dispute le championnat du Littoral 2ème série contre Marseille, Carpentras, Apt, Le Raca (Avignon). Elle est éliminée tant en Coupe de l’Avenir qu’en championnat. À l’Assemblée Générale, un nouveau bureau est formé. M. Louis Chevalier est nommé vice-président ainsi que M. Paul Durand qui s’occupera plus particulièrement de la nouvelle section artistique créée au sein du RCS. De nouveaux statuts sont déposés à la préfecture le 22 décembre 1927 (archives Préfecture Vaucluse). À la fin de la saison, M Santet est nommé au comité de Provence (nouvellement créé ?).

SAISON 1928 - 1929 :

M. Louis Métrat prend la présidence du club. En plus des 3 joueurs émigrés à Châteauneuf-du-Pape et de retour, l’équipe reçoit l’apport de plusieurs joueurs habitant Châteauneuf. Elle se qualifie pour disputer la Coupe de l’espérance mais est battue par l’équipe du SMUC (universitaires de marseille) par le score de 6 à 0 sur le terrain d’Arles.

SAISON 1929 - 1930 :

Président M. Métrat - Le RCS, après une saison honorable, se qualifie encore pour la Coupe de l’espérance et tombe une fois encore sur l’équipe du SMUC. Le match se déroule à Marseille et cependant le RCS l’emporte par 5 à 0.

SAISON 1930 - 1931 :

Quelques joueurs retournent dans leur club d’origine, d’autres s’arrêtent de jouer. Les dirigeants ont de la difficulté pour constituer une équipe valable qui puisse rivaliser avec les clubs de monteux, « Gallio »de Nîmes, montélimar. L’équipe n’est pas qualifiée pour participer au championnat de France et n’a pas assez de joueurs pour pouvoir disputer la Coupe de l’espérance.

SAISONS DE 1931 - 1932 À 1935 - 1936 :

Aucune information sauf photos.

SAISON 1936 - 1937 :

Champion de Provence, le RCS dispute le championnat de France. Il joue contre Moirans (Isère) à Moirans. Le RCS domine outrageusement, mais l’arbitre arrête toutes les actions qui peuvent aboutir à l’ouverture du score en sifflant des hors-jeu ou des en-avant imaginaires. Excédé, perdant son sang-froid, le capitaine Chirol lui assène un magistral coup de poing qui l’assomme pour le compte. Le match se termine dans une ambiance houleuse et le RCS a match perdu. Le capitaine du RCS est disqualifié à vie. Équipe de cette saison : Parent, Conti, Fava, Millet, Petre, Tudella, Boisson, Chirol, Milan, Planchet, Plasencia, Ravier, Jeune, Buron, Vache.

SAISON 1937 - 1938 :

Quelques nouveaux joueurs, malgré quelques belles prestations, l’équipe ne parvient pas à se qualifier pour le championnat de France.

SAISON 1938 - 1939 :

Le RCS est champion de Provence. Il commence le championnat de France contre Castelnaudary en match aller-retour. La première rencontre à Sorgues se termine par un match nul. Lors de la deuxième, l’arbitre de touche de Castelnaudary, voyant le trois-quarts aile Guuigue filer à l’essai, lève son drapeau pour un soi-disant passage en touche. L’essai est refusé par l’arbitre. Le match se termine par un nouveau nul. Le RCS vient manifestement d’être volé. Lors du match d’appui, joué sur le terrain neutre de Montpellier, l’équipe, malgré une excellente partie, est éliminée sur le score de 3 à 0. Cette équipe était constituée des joueurs suivants : Parent, Conti, Fava, Millet, Verchere, Tudella, Devèze, Milan, Popy, Planchet, Ravier, Guigue, Vache, Plasencia, Lassia, Durand et Riou.

SAISONS 1939 - 1940 & 1941 - 1942 :

Aucune information trouvée, peut-être à cause de la Seconde Guerre mondiale qui venait d’être déclarée et qui continuait.

SAISON 1940 - 1941 :

Le contrat de location du terrain allant bientôt se terminer, monsieur métrat et son bureau décident de l’acheter. Une demande d’autorisation d’achat est faite à la préfecture de Vaucluse (archives préfectorales). L’achat est entièrement financé par monsieur Maurice Chevalier et Monsieur Métrat.

SAISON 1942 - 1943 :

Pour constituer une équipe, le rCS n’a pas assez de joueurs à cause de la guerre et des chantiers de jeunesse. Finalement une équipe est formée avec des joueurs du club de Châteauneuf-du-Pape qui est dans la même situation que le RCS. Pas d’information trouvée pour le déroulement d’un éventuel championnat, peut-être à cause de l’occupation des troupes allemandes qui a eu lieu à Sorgues en novembre 1942.

SAISON 1943 - 1944 :

Pas de championnat. au mois d’août 1944, Sorgues est libéré par les troupes américaines. Un officier américain a demandé à un habitant où il pouvait trouver un grand terrain pour faire stationner les tanks de son convoi de blindés. Celui-ci a indiqué le stade du Joncas. Le terrain a été fortement abîmé par les chenilles.

SAISON 1944 - 1945 :

Pas de championnat.

SAISON 1945 - 1946 :

La guerre étant terminée, l’activité du club peut reprendre. Malheureusement tous les joueurs de Châteauneuf-du-Pape quittent le RCS pour reformer une équipe chez eux. Bien content de trouver quinze joueurs pour pouvoir s’engager dans le championnat, le RCS termine difficilement la saison. Le terrain n’étant toujours pas praticable, les matchs se sont déroulés dans un pré situé sur la route d’Entraigues (emplacement actuel du centre administratif communal) appartenant à la famille Bouscarle (témoignage de M. René Desseinge).

SAISON 1946 - 1947 :

La population de Sorgues est de 6542 habitants. Président : Métrat ; siège : café de l’industrie, entraîneurs : Vicini, S. Riou pour l’entraînement physique. Championnat de Provence 1ère série avec : les Cheminots de Marseille, Noves, Police Marseille, Bédarrides, Salon, Châteaurenard, Monteux, Arlequins d’Avignon. L’hiver, l’équipe s’entraînait en faisant du footing dans les rues faiblement éclairées puis dans la cour caillouteuse de la minoterie Chevalier. Grâce à cet entraînement, l’équipe possédait une grosse défense, mais pas de technique. Au cours des matchs, la consigne était de gagner du terrain en tapant en touche et d’attaquer dans les cinquante mètres adverses en essayant de déborder la ligne adverse par les ailes (témoignage de S. Riou). Les joueurs payaient leurs équipements. L’entretien des maillots, shorts, chaussettes et chaussures leur incombaient. Les déplacements s’effectuaient en car. Après une belle saison en championnat de Provence, l’équipe se qualifia pour la coupe Plaa. Elle battit La Voulte puis succomba contre Bourgoin par 3 à 0.

SAISONS DE 1947 - 1948 À 1952 - 1953 :

Même président : métrat, même siège : le café de l’industrie, même entraîneur : Vicini.

SAISON DE 1947 - 1948 :

Pas d’information trouvée sur le déroulement du championnat.

SAISON 1948 - 1949 : CHAMPIONNAT DE PROVENCE, PROMOTION

Pour le début de la saison, trois nouveaux joueurs (MM. Peloux, Andréas et Joachim), habitant depuis peu à Sorgues, intègrent l’effectif. Au mois de décembre, en coupe de France, le RCS, devant plus de 1 000 spectateurs, rencontre l’équipe première du RC Toulon (1ère division nationale). Dans les rangs de Toulon il y trois internationaux français (Monterola, Gally, Lacaussade) et un international italien qui pèse plus de 100 kg (Battaglani). Malgré un bon match, le RCS perd sur le score de 9 à 0 (3 essais-témoignage de Pierre Boudon). En championnat, le RCS est une nouvelle fois champion de Provence. Pour le championnat de France, il rencontre le club de Nissan en match aller et retour. La première partie, jouée à Sorgues, se solde par un match nul. Conscients de l’importance du match retour, les dirigeants décident, pour que le voyage soit moins long, de faire étape à Béziers. L’hôtel retenu par téléphone est situé dans le centre de Béziers, au milieu des maisons closes. Pendant une partie de la soirée, les jeunes joueurs font la fête et le charivari dans les rues de Béziers. Le lendemain, sur le terrain, les jambes sont lourdes ! Malgré une nette domination, le RCS n’arrive pas à remonter un essai marqué dès le début du match. Dans les dernières minutes, un trois-quarts centre du RCS perce les lignes arrière de Nissan mais, parti d’un peu loin, s’écroule de fatigue à quelques mètres de la ligne de but. Le lendemain, on pouvait lire dans un journal biterrois, en pages sportives, le commentaire suivant : « Les Sorguais ont été victimes des sirènes de Béziers. » (Témoignages de P. Boudon et S.riou, anciens joueurs de cette équipe). Le RCS monte tout de même dans la division « Honneur ».

SAISON 1949 - 1950 : CHAMPIONNAT DE PROVENCE, HONNEUR

L’équipe ayant joué cette saison : Agnel, Desseinge a., Pauselli, Frait, Soria, Mancis J, Joachim, Gibert, S. Riou, Mancis r, Boudon, Pelloux, Moulin, Farges, Sérafini.

SAISON 1950 - 1951 : CHAMPIONNAT DE PROVENCE, HONNEUR

Dès le début de la saison, Lassia se blesse à nouveau au genou. Il aimerait se faire opérer, mais a peur de rester infirme. Il faut dire qu’à cette époque cette opération n’était pas courante. L’équipe perd un excellent joueur. Après une bonne saison en championnat de Provence, l’équipe rencontre Saint-Claude et issoire en match aller et retour. Le RCS gagne ses deux matchs à domicile par le minimum de points (3 à 0). Il perd ensuite à Saint-Claude par 3 à 0. À issoire, il tombe dans une véritable embuscade, tout le monde est contre lui. Ce match est joué dans une ambiance hostile. Le demi de mêlée adverse fait mine de mettre le ballon en mêlée et part marquer l’essai. L’arbitre impassible l’accorde alors que les joueurs Sorguais n’ont pas bougé. Certains supporters d’Issoire tentent de faire chavirer le car à la fin de la partie.

SAISON 1951 - 1952 : CHAMPIONNAT DE PROVENCE, HONNEUR

Mutés à la Poudrerie Nationale de Sorgues après la fermeture de leur usine des Landes, les joueurs ramazeille, Labade, Braneyre, Pudal viennent renforcer l’équipe du RCS. Champion de Provence, le club est qualifié pour le championnat de France. Il doit rencontrer en poule de trois et en match aller et retour les clubs de Vizille et de rhodia. Il termine premier de cette poule. Sur le terrain neutre de Pézenas, il élimine le club de Villefranche-de- Lauragais. Le club joue ensuite, en demi-finale, contre le Gallia de Perpignan. Il est battu par le score de 13 à 3 (4 pénalités transformées par l’excellent demi d’ouverture adverse) et ne montera pas en troisième division.

SAISON 1952 - 1953 : CHAMPIONNAT DE PROVENCE, HONNEUR

En début de saison, les dirigeants font installer un éclairage sur une petite moitié de terrain pour permettre aux joueurs de mieux s’entraîner en période hivernale. À l’assemblée générale de fin de saison, le bureau décide de mettre à la tête du club un jeune président, René Grangier. Louis Métrat, président depuis 25 ans, est nommé président d’honneur. L’entraîneur Vicini quitte ses fonctions.

SAISONS 1953 - 1954 & 1954 - 1955 :

Président : Grangier, siège : café de l’industrie, entraîneur :raymond, championnat de Provence, 3ème division.

- en 53-54 : les dirigeants décident de renforcer l’équipe par l’apport de quelques joueurs (Pastore, Dublé, Peillon, Gleize, Mallet, Moreau) qui viennent à Sorgues soit par plaisir soit pour trouver un travail. Certains joueurs ayant participé à la montée en 3ème division ne sont pas d’accord avec ce choix et arrêtent de jouer. Le rendement de l’équipe est moins bon, le RCS termine le championnat en moyenne position, ce qui lui permet de rester en 3ème division.

- En 54-55 : les dirigeants décident de moderniser les vestiaires. Ils obtiennent l’eau grâce à un forage qu’ils font eux-mêmes avec l’aide de monsieur Allemand, grand supporter, mais également sourcier. Des douches sont installées et les chauffe-eau sont offerts par les établissements ERO. Les joueurs n’iront plus se laver dans le canal du « Griffon » (ce qu’ils faisaient depuis que les matchs se jouaient au Joncas). Des panneaux publicitaires apparaissent sur les murs de clôture et sur la tribune : Le Provençal, les meubles Combe, les meubles Ligi, l’entreprise Ferré électricité, la maison Cottet « au bec fin », les établissements ERO, la maison Teissier électricité, radio et télévision...sont les premiers sponsors du RCS. L’équipe est formée avec à peu près les mêmes joueurs que la saison précédente. Elle enregistre l’arrivée de Pey, excellent buteur venu du Sud-ouest et de quelques juniors issus du club qui jouent de temps en temps. Cette équipe fait une excellente saison et se qualifie pour les phases finales du championnat de France. au premier match par élimination directe, elle est opposée sur le terrain de La Voulte à l’équipe de Tarare. Après un match rude, le RCS se qualifie pour le tour suivant. Il rencontre ensuite Dijon sur le terrain de Villefranche, match nul 3 à 3, le RCS est battu par le règlement : un essai contre une pénalité. il échoue aux portes de la deuxième division.

SAISONS DE 1955 - 1956 À 1957 - 1958 :

Président : Grangier, siège : café de l’industrie, entraîneur r. Pey, championnat de Provence, 3ème division, sauf en 57-58 et 58-59.

- En 55-56, l’équipe garde la même ossature, mais le joueur Pey devient entraîneur joueur. elle termine en tête de sa poule et se qualifie pour le championnat de France. Elle rencontre Tarare sur le même terrain de La Voulte. Le match est une fois de plus très dur. Il y a des joueurs expulsés et blessés de chaque côté. Le rCS termine le match à 12, mais gagne cette nouvelle confrontation. Le match suivant voit perdre le RCS contre l’équipe de Foix par le score de 6 à 0. Les espoirs de monter en deuxième division s’envolent une nouvelle fois.

- En 56-57, ce début de saison voit la création de l’école de rugby. malgré quelques changements de joueurs, la saison débute bien. aux trois quarts du championnat, le RCS est en tête du classement avec l’équipe de Pézenas. Il reçoit cette équipe et gagne sur le score sans appel de 17 à 0. Malheureusement, avant le match, le capitaine adverse avait porté réclamation contre le joueur Sérafini pour appartenance au jeu à treize. Le capitaine Riou et les dirigeants en furent informés mais, persuadés que le club adverse ne possédait pas de preuve, laissèrent jouer « Julot ». Malheureusement pour le club, grâce à la complicité d’une tierce personne, le président de Pézenas possédait cette licence. Il l’envoya à la fédération qui sanctionna durement le club (cinq points en moins au classement plus match perdu contre Pézenas). Celui-ci se retrouva dernier, derrière le TAC Toulouse qu’il reçut pour le dernier match. S’il gagnait, le club pouvait rester en 3ème division. Malheureusement, à cause de deux erreurs de défense, il perdit celui-ci sur le score de 6 à 0 et retomba en division d’honneur.

- En 57-58, championnat de Provence, division d’Honneur. Malgré la descente en division inférieure et l’arrêt de quelques joueurs, l’équipe est reformée avec un panachage d’anciens et de jeunes issus du club. L’équipe réussit à se qualifier pour le championnat de France. au match décisif pour la remontée en division supérieure, le RCS est opposé à Grenade (Haute-Garonne). La commission qui constitue l’équipe décide de mettre les anciens « cadres » au repos pour rajeunir celle-ci. Le match se déroulant dans une ambiance très dure, les jeunes, par manque d’expérience, perdent celui-ci. Cela coûte la remontée en troisième division.

- En 58-59, championnat de Provence, division d’Honneur. Quelques joueurs arrêtent, l’équipe est en pleine reconstruction et elle n’arrive pas à se qualifier pour le championnat de France.

SAISONS DE 1959 - 1960 À 1961 - 1962 :

Championnat de provence, honneur. Président : Pie maroncelli, siège : café de l’industrie, entraîneur : Chaussinand.

- En 59-60 : le président Grangier ayant quitté Sorgues, c’est Monsieur Pie Maroncelli, ancien joueur, qui est nommé à la présidence. Le joueur entraîneur Pey, ayant décidé de retourner dans sa région d’origine, est remplacé par Monsieur Chaussinand au poste d’entraîneur. Malgré quelques bons matchs, l’équipe ne parvient pas à se qualifier pour le championnat de France.

- En 60-61 : l’équipe tourne un peu mieux, mais elle manque de maturité et d’expérience. Elle joue dans une poule où il n’y a qu’un qualifié. À regret, elle termine deuxième derrière le rugby Club Corse qui la bat au match aller comme au match retour. Le RCS n’est donc pas qualifié pour poursuivre le championnat de France.

- En 61-62, malgré l’arrivée de deux nouveaux avants (Virolle, augier), l’équipe n’arrive pas à se qualifier pour la suite du championnat de France.

- En 62-63 : Population de Sorgues - 10538 habitants. Président : Pie Maroncelli, championnat de Provence, division d’honneur. L’entraînement est confié cette année au duo Sérafini, Lucius. Après un bon départ, l’équipe perd quelques matchs. Une mésentente se produit entre les joueurs et l’entraîneur Lucius. Les dirigeants se séparent de celui-ci et Sérafini continue seul l’entraînement. La fin de la saison est meilleure, mais l’équipe ne parvient pas à se qualifier pour la suite du championnat.

SAISONS 1963 - 1964 & 1964 - 1965 :

Championnat de provence, honneur. Président : Pie maroncelli, entraîneur : Serge Riou, siège: hôtel Central.

- En 63-64, par amitié pour le président, Serge riou, responsable de l’école de rugby, accepte de devenir le nouvel entraîneur de l’équipe fanion. Celui-ci trouve un effectif très diminué par l’arrêt ou le départ vers d’autres clubs voisins de plusieurs joueurs de l’année précédente. Pour combler ces vides, il incorpore de jeunes juniors B formés depuis la création de l’école (Quinonero F., Laroche S, Bauer, Plasencia) et bénéficie de l’arrivée de Brunel et Fabre. en cours de saison, il récupère Parent et Vicini. L’équipe se qualifie pour la suite du championnat, mais n’accède pas à la division supérieure.

- En 64-65, toujours beaucoup de difficultés pour former une équipe malgré l’arrivée de trois nouveaux (martini, Soriano et Cilio), et le retour une nouvelle fois de Vicini et Parent. L’équipe se qualifie tout de même pour les phases finales du championnat de France, mais n’arrive toujours pas à monter en 3ème division, objectif fixé, mais jamais atteint depuis plusieurs années.

SAISON 1965 - 1966 : CHAMPIONNAT DE PROVENCE, HONNEUR

Président : Pie maroncelli, entraîneur joueur : amalric, siège : hôtel Central.

Pour renforcer l’équipe, les dirigeants recrutent deux joueurs de Castres : Amalric comme entraîneur joueur et Calmet. On note aussi le retour de Jean Grangier. malgré ces renforts, l’équipe ne parvient pas à se qualifier pour les phases suivantes du championnat de France. À la fin de la saison, le président Maroncelli abandonne ses fonctions après six années passées à la tête du RCS. Louis métrat, malgré son âge, reprend la présidence.

SAISONS 1966 - 1967 & 1967 - 1968 : CHAMPIONNAT DE PROVENCE, HONNEUR

Président : métrat, siège : hôtel Central, entraîneur : Paul Chabloz.

- En 66-67, à l’intersaison, il y a eu pas mal de remous au sein du club. Plusieurs joueurs décident soit d’arrêter de jouer, soit de partir dans d’autres clubs voisins. À l’exception d’amalric qui retourne dans son club d’origine, tous les autres joueurs sont sorguais, à savoir : J. Grangier, les frères rosati, Pompignoli, Cartoux, Vicini, Fabre, Gallet, rollet ... soit 13 joueurs. Nouvellement nommé, l’entraîneur joueur P. Chabloz forme l’équipe avec de nombreux jeunes et deux militaires du 7ème génie d’avignon. L’équipe fait un excellent début de championnat puis faiblit par la suite. elle se qualifie tout de même pour le championnat de France où elle est éliminée par l’équipe de Bourg-lès-Valence. Elle a perdu par manque de condition physique (que quelques joueurs aux derniers entraînements).

- En 67-68, toujours entraînée par P. Chabloz, l’équipe ne se qualifie pas pour le championnat de France. À la fin de la saison, le président métrat démissionne, il est remplacé par Pie maroncelli.

SAISONS DE 1968 - 1969 À 1970 - 1971 :

Président : maroncelli, siège : hôtel Central, entraîneur r. Normand.

- En 68-69, après plusieurs saisons faites de déboires et de désillusions en division d’honneur, on note le retour de Pie maroncellli à la présidence du RCS et d’une équipe nouvelle de dirigeants. Ils décident de frapper un grand coup pour retrouver le niveau supérieur. Pour cela, ils recrutent un joueur entraîneur en la personne de rené Normand, ex-international B, seconde ligne de Toulouse. Après un championnat régional exemplaire, le rCS termine invaincu. Il est champion de Provence, division d’honneur, se qualifie pour les phases finales du championnat de France et accède à la 3ème division.

- En 69-70 , championnat 3ème division. Toujours entraîné par R. Normand, le RCS se qualifie pour les phases finales du championnat de France. Le premier match permet au RCS, après une partie très difficile contre Vizille, de se qualifier pour le tour suivant. Il rencontre ensuite le club de Nîmes sur le terrain neutre de Bagnols-sur-Cèze. Poussés par un millier de supporters, les « bleu et blanc » se qualifient pour le tour suivant. Le prochain match se jouait à Castelnaudary contre l’équipe de Lembeye (Pyrénées Atlantiques). Il se termine par un match nul (6 à 6) après des prolongations jouées sous un orage de grêle. Le RCS est qualifié par le règlement (1 essai plus une pénalité contre deux pénalités) et accède à la deuxième division. C’est une belle récompense pour le président Maroncelli.

- En 70-71, championnat 2ème division, poule CC, Bédarrides, Prades, montpellier, Céret, RC. Salonnais, Saint Piscénois (Pézenas), RRC Nice, RC. Sorguais. Pour des raisons professionnelles, René Normand quitte son poste d’entraîneur joueur. Les dirigeants font appel à Lucien Guilié pour lui succéder. Au début de la saison, ils misent sur le maintien. L’équipe se qualifie pour les phases finales du championnat de France, donc restera en deuxième division, l’objectif est atteint.

SAISONS 1971 - 1972 & 1972 - 1973 :

Président : maroncelli, siège: hôtel Central, entraîneur Lucien Guilié.

- En 71-72, la saison démarre avec à peu près le même effectif. Le début du championnat a été avancé à cause du calendrier de l’équipe de France, mais les entraînements ont débuté à la même date que la saison passée. Par manque de conditions physiques, les deux premiers matchs sont perdus. Le rendement de l’équipe s’améliore avec le temps, ce qui lui permet de se qualifier pour les phases finales qualificatives pour la montée en première division. Le RCS bat tout d’abord une très forte équipe de Villeneuve-sur-Lot (17 à 9). Pour le match qualificatif à la montée, le RCS est opposé à Villefranche-de-Lauragais dirigée par l’ancien pilier international « Beregnoï ». au cours de ce match, l’équipe a été sanctionnée outrageusement par l’arbitre et a perdu sur le score de 8 à 3.

Au retour, dans le train, les joueurs avaient le sentiment d’avoir été volés au point d’être inconsolables. Voyant cela, le président Maroncelli avoua qu’il avait demandé à l’arbitre (avec l’accord du président adverse) de faire le nécessaire pour éviter que le RCS monte en première division. Il indiqua aux joueurs qu’il appréhendait beaucoup cette montée à cause des déplacements, du recrutement nécessaire, des frais supplémentaires qui risquaient de mettre en péril les finances du club. Cela pouvait se comprendre, mais, pour beaucoup de joueurs, l’accession à la première division était une consécration (témoignage de F. Quinonero).

- En 72-73, championnat deuxième division. Les dirigeants misent sur la montée en première division. Pour cela et pour des questions budgétaires, ils ne font plus jouer les deux équipes juniors. Le début de saison est difficile car, pour des questions d’argent, des dissensions apparaissent entre les joueurs issus du club et les dirigeants. Malgré cela, l’équipe se qualifie en décrochant la quatrième place lors de la dernière journée des matchs de poule en allant gagner à Bédarrides. En seizième de finale du championnat de France, le RCS réussit une grande performance en écartant Saint-Junien (Haute-Vienne) malgré un climat morose, avant la rencontre, vite oublié une fois le match commencé. Pour le match qualificatif des huitièmes de finale pour la montée en première division, le RCS rencontre la forte équipe de Cahors (Lot) sur le terrain de Narbonne. Près de deux mille supporters enthousiastes enrubannés de « bleu et blanc » viennent soutenir leur équipe. Les quinze joueurs qui jouent le match de leur vie dominent territorialement grâce à un pack d’avants qui monopolise le ballon. À la mi-temps, le score est de six à zéro (un drop de martin, un coup franc de Laroche). En deuxième mi-temps jouée contre le vent, le RCS marque par deux fois sur coups francs transformés par Serge Laroche, et c’est sur le score de douze à zéro que la partie se termine. Sorgues vient d’entrer au sein de l’élite du rugby, son équipe, du même coup, pénètre dans la légende. ayant fêté cette accession, l’équipe est non motivée pour le match suivant et perd le quart de finale.

SAISON 1973 - 1974 :

Présidents : Maroncelli et Gérard Comte, siège : hôtel Central, entraîneur : Guy Camberabero, championnat première division, groupe B, Saint-Claude, Tulle, Marmande, Mimizan, Aurillac, Gaillac, Périgueux, Le Creusot, Nice, Sorgues. À l’intersaison, pour renforcer l’équipe, les dirigeants décident de prendre Guy Camberabero, ancien international, comme entraîneur joueur. Plusieurs joueurs ne sont pas d’accord sur le changement d’entraîneur, car Lucien Guillé n’avait pas démérité en faisant monter le club en première division. La saison est très difficile malgré quelques bons matchs gagnés à domicile. Toutefois le RCS doit jouer la coupe Jauréguy avec aurillac, Gaillac et Périgueux. Le RCS termine dernier de cette poule et redescend donc en deuxième division.

SAISONS DE 1974 - 1975 À 1977 - 1978 :

Président : Gérard Comte, siège : café du commerce, entraîneur R. Martin.

- En 74-75 : Championnat, deuxième division, pour 8 :Vienne, Pézenas, Bédarrides, Nîmes, Prades…Sorgues. À l’intersaison, F. Quinonero arrête sa carrière de joueur, il y ausside nombreux départs. après un championnat difficile, avec une équipe en reconstruction, le RCS descend en troisième division. À l’assemblée générale extraordinaire du 27 novembre 1975, pour assainir la situation financière, les dirigeants décident de vendre le terrain à la commune. (archives municipales).

- En 75-76 : Championnat, troisième division, poule 8, Vienne, Pézenas, Tournon, Pierrelatte, Salon, rhodia, Castelnaudary, Sorgues. Malgré beaucoup de changements au sein de cette équipe, le RCS se qualifie pour la poule « play-off » et se maintient en troisième division. au début de l’année 1976, la municipalité accepte d’acheter le terrain. (archives municipales).

- En 76-77 : Championnat 3ème division. Une nouvelle crise éclate au sein du club du RCS. À l’intersaison, 14 joueurs quittent le RCS. Malgré cela, l’équipe réussit tout de même à rester en troisième division.

- En 77-78 : Championnat, 3ème division, monteux, Stade auto Lyonnais, isle sur Sorgue, Loriol, Hyères, Vénissieux, Givors, Carqueiranne, Beaurepaire. L’équipe reste en troisième division.

SAISONS DE 1978 - 1979 À 1982 - 1983 :

Président Dr milon, entraîneurs : L. Grèves en 79-80, puis Jean-Louis adani, siège : bar du Commerce.

- En 78-79, le docteur Milon prend la présidence d’une nouvelle équipe de dirigeants. L’objectif de celle-ci est de remonter en deuxième division assez rapidement. Les matchs de poule sont difficiles et le rCS reste en 3ème division.

- En 79-80, encore une saison difficile où le rCS se maintient avec beaucoup de peine en 3ème division.

- En 80-81 : Championnat 3ème division. Les dirigeants décident de s’attacher les services de Jean-Louis Adani qui a participé au début des années 1970 à la montée en première division. Celui-ci sera donc entraîneur joueur. après quelques années de galère, ce retour est bénéfique puisque le RCS se qualifie pour les phases finales du championnat de France, mais rate de peu la montée, car il est battu au cours d’un match décisif sur le score de 15 à 9.

En 81- 82, championnat 3ème division. La fantastique aventure des rugbymens Sorguais champions de France de 3ème division (81- 82) par Dominique Conti. Extraits de l’album souvenir en septembre 1982 :

Le Retour D’Adani

Sans vouloir entrer dans le détail et écrire une nouvelle fois l’histoire, il faut bien reconnaître que le R.C.S. a retrouvé son lustre avec le retour de Jean-Louis Adani. À n’en pas douter, le choix du président Milon et de ses collaborateurs a été très judicieux. Celui qui avait déjà fait les beaux jours du club en tête de mêlée du temps des Normand et Guilié, revenait non seulement comme joueur, mais également comme entraîneur. Dès la première saison, l’opération allait porter ses fruits puisque Sorgues se qualifiait en championnat de France et ratait de justesse la montée en deuxième division, battu par Moulins (9 à 15), après avoir mené pendant près d’une heure. Un résultat qui pouvait largement satisfaire les supporters qui n’avaient pas été à pareille fête depuis plusieurs saisons !


A Sérignan, Elne a été maté (17 à 0) et Sorgues accède à la 2ème division. La joie des supporters fait plaisir à voir. Sur la droite, on reconnaît le regretté "Kiki" Caron, disparu tragiquement quelques semaines plus tard

Des débuts timides

L’appétit vient en mangeant, c’est bien connu ! Aussi, les dirigeants et le nouvel entraîneur allaient s’attacher à mettre les bouchées doubles afin que la saison 81-82 soit la bonne. Pourtant, il fallut se rendre à l’évidence, les « bleu et blanc » eurent du mal à trouver la bonne cadence, à tel point qu’en décembre on pouvait craindre pour le maintien en 3ème division. À ce moment-là, il n’était pas question de songer à « la montée » et encore moins d’envisager une « carrière » jusqu’en finale du Championnat de France ! Jean-Louis Adani et les siens allaient s’améliorer au fil des dimanches, remportant des succès précieux, battant notamment Bédarrieux et Châteauneuf-du-Pape, pour terminer finalement à la quatrième place d’une poule que l’on pouvait qualifier de difficile.


Toujours à Sérignan, Adani et les dirigeants laissent exploser leur joie. De gauche à droite on reconnaît Auzet, le président Milon, Adani, Peillon, Connaisson et Claisse.

Un match capital

Du même coup, le 32ème de finale que l’on devait disputer à Montpellier face à Cuxac d’Aude, premier de sa poule, n’était pas fait pour rassurer les pessimistes. À tel point qu’à ce moment-là, il n’y avait pas grand monde pour partager l’optimisme du président Milon, le seul à entrevoir la belle carrière qui allait suivre. Il faut dire que l’épidémie de grippe qui touchait successivement Griffon, Establet, Adani et Brunetti, mettant hors de combat les deux premiers, n’était pas faite pour donner confiance. C’est donc avec une formation remaniée que le R.C.S. allait aborder cette rencontre capitale. Fort heureusement Fourment frappa d’entrée, marquant un essai d’anthologie à la première minute, qui allait être déterminant pour le gain du match (6 à 3)…et la suite de la saison. En effet, le R.C.S. venait de faire le plus difficile même si personne ne s’en doutait à ce moment-là !

"Oscar" Auzet porté en triomphe par des supporters

À ce stade il nous faut ouvrir une parenthèse pour souligner le « peu de considération » dont jouissait l’équipe sorguaise auprès de certains de ses anciens adversaires, notamment le président-joueur de Bédarrieux qui déclarait: « Sorgues est une très mauvais équipe qui ne joue pas du tout au rugby ». une affirmation qui allait être largement démentie par la suite, mais qui créa un certain climat… au point que Sorgues refusa d’aller disputer le match suivant à Bédarrieux.

L’heure de la montée

C’est à Sérignan, dans la banlieue de Béziers, que Sorgues se retrouvait pour disputer ce qui été considéré à juste titre comme la rencontre la plus importante de la saison. 80 minutes seulement séparaient le R.C.S. de la Deuxième Division…mais les Catalans d’Elne, dûment avertis par ce qui s’était passé au premier tour, entendaient dicter leur loi aux Sorguais. Mais entre les désirs et la réalité, il y avait une marge que jamais Elne ne devait franchir ! En fait, ce devait être la rencontre la plus facile de ces phases éliminatoires, en ce sens que Sorgues conduisit les opérations à sa guise, n’étant jamais inquiété au tableau d’affichage. Sans prendre de risques, adossés au vent, les Sorguais profitèrent de leur expérience et de la botte de Garcia pour prendre le large. 9 à 0 à la mi-temps, certains pouvaient penser que ce n’était pas suffisant, d’autant que l’on craignait la réputation offensive des Catalans. C’était méconnaître la capacité d’adaptation des Sorguais, habitués à jouer face au vent ! Il s’ensuivit une partie de « cache-ballon » mémorable qui allait priver l’adversaire des munitions indispensables. Non contents de conduire les opérations à leur guise, les Sorguais portaient l’estocade sous la forme de deux magnifiques essais : d’abord par Riou qui exploitait fort bien un contre, puis par Adani lui-même, au terme d’une mêlée gagnante jouée à cinq mètres de la ligne. 17 à 0. Le tableau d’affichage était éloquent ! Les Catalans s’étaient montrés incapables de faire face à l’excellente organisation sorguaise. D’autres en allaient faire la douloureuse expérience dans les semaines à venir.

Le tour de meaux


La belle organisation du pack Sorguais. Sous la protection de Morin, Brunetti, Andoche, Adani, Pastor, Riou peut ouvrir en toute quiétude.

En huitième de finale, c’est Meaux qui se dressa sur la route des Sorguais, au cours d’une rencontre pour le moins curieuse et difficile. D’abord en raison du long déplacement à Digoin, ensuite pour un choix de maillots lié à la distance parcourue par les clubs. Finalement c’est Sorgues qui troqua sa tenue habituelle pour des maillots « tout noirs », à l’image des All Blacks. Et sous un ciel qui ne l’était pas moins, il fallut tout le métier du pack sorguais, une bonne dose de vaillance pour tenir tête aux banlieusards de Paris. Ce fut un match crispant, tendu, difficile jusqu’au bout. Et pourtant, tout avait bien commencé puisqu’après 20 minutes les Sorguais avaient réussi deux pénalités par Garcia et un essai par Ahmed. À ce moment-là, on pouvait penser à un véritable cavalier seul des « noirs ». C’était sans compter sur l’inefficacité de l’arbitre qui laissa se développer les actions d’intimidation, les provocations et les coups défendus… ne sanctionnant que le seul Maurin, prié de regagner les vestiaires pour s’être fait justice. Réduits à 14, mais très déterminés, les Sorguais serrèrent les rangs, les dents aussi, préservant l’essentiel, pour finalement l’emporter 10 à 3, n’ayant concédé qu’une pénalité en tout et pour tout.

Christian Riou, après une mêlée gagnante et sous l’oeil de Pastor, va transmettre derrière.

Une victoire chèrement acquise, d’autant que la F.F.R., suite à un rapport injustifié du délégué, infligea deux matches de suspension de terrain, pour mauvaise tenue des supporters… qui avaient eu le seul tort de contourner le service d’ordre pour gagner les tribunes vétustes sans acquitter le droit exorbitant de 40 F.


La puissance du pack a été très souvent déterminante. Ici Morin lance Andoche. A terre Griffon.

Finale avant la lettre

Pour le quart de finale, les Sorguais devaient jouer pratiquement à « la maison », puisque c’est à Aix qu’ils rencontrèrent Draguignan, annoncé comme un véritable ogre, compte tenu de la présence dans ses rangs d’ex-internationaux comme Pedetour, Guiliano et Darrieumerlou. Une formation dont tous les connaisseurs faisaient le grand favori de la compétition ! Sous un soleil de plomb, encouragés par quelque 1 500 supporters enthousiastes qui avaient fait le court déplacement, en présence aussi de MM. Granget et Clady, président actif et président d’Honneur du Comité de Provence, les Sorguais allaient donner un véritable récital au cours de la première demi-heure de jeu. C’est ainsi qu’à la pénalité initiale de Guiliano, Sorgues répliquait par deux essais (Fourment et Garcia), deux pénalités et une transformation (Garcia), portant le score à 16 à 3... Par la suite, privant une fois encore l’adversaire de bons ballons, mais en faisant preuve également d’une constante présence en défense, les Sorguais préservèrent leur acquis, malgré un essai concédé à Bertin à quelques minutes de la fin. 16 à 12, un écart minime, mais sans doute la plus belle victoire du XV Sorguais. Une victoire qui ouvrait toutes grandes les portes de la demi-finale. Du même coup les Vauclusiens commençaient à être pris au sérieux…malgré leur rugby « primaire et un peu fruste ». Le soir venu, alors que les footballeurs de l’Espérance s’étaient illustrés à Oppède en remportant la finale de la coupe Roumagoux, les rues du centre ville connurent des moments de joie indescriptible. une véritable symphonie en « bleu » et « vert » !


Et maintenant bourges

Décidément le rugby n’est plus une affaire strictement réservée au Sud-ouest, puisque les Sorguais vont devoir affronter Bourges en demi-finale et se rendre jusqu’à Montchanin. Un nouveau long déplacement qui n’altère en rien l’enthousiasme des supporters, maintenant décidés à « aller jusqu’au bout ». Une avant-dernière étape qui ne s’annonce pas facile du tout, car l’u.S. Berry est précédée d’une solide réputation. D’ailleurs les Sorguais vont s’en apercevoir dès les premières minutes ! En fait, il fallut toute la première mi-temps pour retrouver la véritable équipe sorguaise, celle qui avait dynamité ses précédents adversaires. Il est vrai qu’en face les Berrichons abordèrent la rencontre sur un rythme soutenu, viril. Au repos, atteint avec un handicap de 3 points, on pouvait même se poser la question sur les chances réelles du R.C.S. Pourtant, quelques belles charges des avants n’avaient pas manqué de donner espoir aux initiés. un hors-d’oeuvre qui allait se concrétiser dès la reprise, d’abord par une pénalité de Garcia, remettant les pendules à l’heure, puis deux magnifiques essais réussis par Ahmed et Secchiaroli, transformés par Garcia. C’en était fini de l’u.S. Berry ! Et il ne restait plus aux Sorguais qu’à entreprendre un bien sympathique tour d’honneur avant de regagner les vestiaires pour saluer comme il se doit cette place en finale. Mais on n’avait pas fini d’entendre parler de Bourges, puisque les « gazettes » de là-bas ne se privèrent pas de critiquer les Sorguais sur un ton dépité, injuste, insultant même. On peut toujours se demander par quelle mouche ont été piqués ces chroniqueurs-là !

Le titre enfin

Laissons la polémique et disons tout net que le R.C.S. n’avait nullement usurpé sa place en finale. Et tant pis si Pamiers n’allait faire qu’une bouchée d’Adani et les siens ! Ce qui était plus facile à dire qu’à faire, comme pourront en témoigner les quelque 3 ou 4 mille Sorguaises et Sorguais présents à Pézenas.

Une finale tout à la gloire des « bleu et blanc » ! Et pas seulement en raison des drapeaux, des écharpes, des oriflammes qui allaient noyer littéralement les « damiers » venus de l’Ariège. Car si les supporters prenaient le pas nettement, rien n’était encore joué sur le terrain, d’autant que Pamiers n’était pas le premier venu. Que s’est-il passé alors ? Car, de finale à proprement parler, il n’y en eut point. Mais peut-on faire un procès aux Sorguais pour avoir su si bien prendre le meilleur sur l’adversaire ?


Pas de suspense donc, pas d’inquiétude non plus ! Tout fut réglé en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire : cinq pénalités de Garcia (8ème, 11ème, 26ème, 41ème, 57ème) et deux essais de Establet (31ème) et Martinez (47ème), assommaient littéralement Pamiers (23 à 0). Une fois encore, sous la conduite d’Adani dont c’était le couronnement d’une longue carrière passée toujours aux avant-postes, les avants sorguais donnèrent le ton, se montrant dominateurs comme jamais.


Les lignes arrière se mirent au diapason, concrétisant ce travail de sape, pour faire de cette finale une belle oeuvre collective. Rien d’étonnant donc que l’on ait associé les 15 acteurs, mais aussi les remplaçants, à cette victoire tonitruante ! Aux traditionnelles couleurs bleu et blanc, les Sorguais venaient d’en ajouter une troisième, le rouge. « Le bleu-blanc-rouge qui sied si bien aux Champions de France ! »


La remise du Bouclier de Brennus. un instant très émouvant pour Adani et le président Milon, derrière lequel on reconnaît le maire Fernand MArin, et se retouver dans l’en-but pour le deuxième essai de la finale.

- En 82-83 : Championnat 2ème division. Le RCS se maintient en deuxième division.

SAISONS 1984 - 1985 & 1985 - 1986 :

Président : D. David, entraîneur : Jean-Louis adani, siège : Splendid-bar.

- En 84-85 : Championnat 2ème division, poule 6 ; Ugine, Macon, Oyonnax, Montceau- les-mines, Brioude, Rumilly, Le Puy, Clermont UC., Pierrelatte, RC Sorgues. Le RCS se qualifie pour les phases finales. en 32ème de finale, suite à une très grave blessure d’un joueur de Dijon, l’arbitre arrête le match à la 15ème minute alors que le RCS mène 3 à 0. Le joueur décédera à l’hôpital de Lyon après avoir été évacué par hélicoptère. La fédération décide de refaire jouer ce match à huis clos. il a lieu à Villeurbanne. Sans opposer de résistance, le RCS perd ce match par 35 à 13.

- En 85-86 : Championnat 2ème division, poule 6, millau, Vendres, Draguignan, Pézenas, Le Las, entente avignon, Bédarrides, Cavaillon, RC Sorgues. Le RCS ne se qualifie pas pour les phases finales. À la fin de la saison, Jean-Louis Andoche quitte le club pour retourner dans sa région d’origine, après avoir défendu les couleurs « Bleu et Blanc » pendant quatorze ans.

SAISONS 1986 - 1987 & 1987 - 1988 :

Président : Gérard espanol, entraîneur : Jean-Louis adani, siège : Splendid-bar

- En 86-87 : Championnat 2ème division, poule 4 : Châteauneuf, Draguignan, Loriol, Pézenas, La Seyne, Six-Fours, Le Las, Toulon, Bédarrides, Aix RC., RC Sorgues on note pour les matchs retour la présence du joueur Kiné, originaire d’afrique du Sud. Le RCS se qualifie pour les phases finales et est éliminé de justesse pour la montée en première division, groupe B, par l’équipe de Vichy, score 9 à 0. On note la construction de la salle polyvalente au stade maurice Chevalier.

- En 87-88 : Championnat 2ème division, poule 6, Chambéry, Châteauneuf, Annonay, La Seyne, Tain, Tournon, Vinay, Givors, Loriol, La Tour-du-Pin, Sorgues. Le RCS termine à la huitième place et ne se qualifie pas pour les phases finales du championnat de France. À l’intersaison, certains supporters critiquent le mauvais classement. Ils en font porter la responsabilité à l’entraîneur Jean-Louis adani. Celui-ci, malgré le soutien de son président, quitte son poste. Solidaire de son entraîneur, le président Gérard Espanol démissionne. Les équipes « minimes » et « juniors » sont championnes de Provence.

SAISONS 1988 - 1989 & 1989 - 1990 :

Président : Guy Cazenave, entraîneurs : Folbaum, puis M. Bacchi et G. Pastor, puis à nouveau Folbaum, siège : Splendid-bar

- En 88-89 : Championnat 2ème division, poule B, SC Salon, rC Sorgues, S. Pézenas, So oullan, aV Gruissan, Co Sigean, eS argelès, SC Banyuls, JS elne, Jo Prades. Le RCS fait une bonne première partie de championnat en se qualifiant pour les phases finales. après avoir battu Pontacq, il gagne contre Prades sur le score de 16 à 0 et évoluera en première division groupe B pour la deuxième fois de son existence. Il perd ensuite contre Cahors (41 à 3). Avant le match pour la qualification pour la montée, « Dédé riou » s’était engagé à se faire mettre la «boule à zéro ». Ses amis ne manquent pas d’exécuter sa promesse. L’équipe cadette est une fois de plus championne de Provence.

- En 89-90 : Championnat 1ère division, poule P : Graulhet, Bourgoin, Marmande, Mazamet, RC. Sorgues. Battu souvent par des scores fleuves, le RCS termine dernier de cette poule. Deuxième phase du championnat du groupe B, poule 7 : Le Creusot, Lyon oV, Montchanin, Montélimar, Oyonnax, Romans, Vichy, Sorgues. Avec une seule victoire, le RCS termine dernier de sa poule et descend en deuxième division. Il faut dire que, comme lors de la première montée en division nationale, le club a rencontré beaucoup de difficultés pour bâtir une équipe valable pour pouvoir se maintenir à cause de huit départs à l’intersaison.

SAISONS 1990 - 1991 & 1991 - 1992 :

Président : D. David, entraîneur : C.Carpy, siège : Splendid-Bar.

- En 90-91 : championnat 2ème division, poule 5, La Seyne, Marseille UC, Bédarrides, Tullins, Aix-les-Bains, Châtorange, Draguignan, US Vinay, rC Seyssins, RC Sorgues. Le RCS enregistre encore huit départs, mais se renforce par l’arrivée de seize joueurs dont les figures les plus marquantes sont celles de : Bordenave, Royer, Mazoyer, Paratoo, Giornal, Navarro, Chaussy. Le RCS se maintient très difficilement en deuxième division.

- En 91-92 : championnat 2ème division, poule 10 : US Montmélian, AS Bédarrides, Aix-les-Bains, Ro. Châtorange, US Annecy, Aubenas-Vals, US Le Pontet, So Chambéry, SC Privas, RC Sorgues. Recrues : A. Fombonne, L. Freysse, PJ. Sokol, C. Vanas, joueur sud-africain qualifié pour les matchs retour. Le RCS termine à la huitième place mais reste en deuxième division.

SAISON 1992 - 1993 :

Président Christian Riou, entraîneur Pierracci , siège : bar Le Brennus. Championnat 2ème division, poule 6 : RC. Aubenas, CS Annonay, RC. Pierrelatte, US Vinay, eS. Monteux, Stade Marseille UC, Ua. Lavalette, aS. Bédarrides, Saint-marcellin SP, RC. Sorgues. Une fois de plus le RCS, enregistre beaucoup de départs. Pour faire face à cette hémorragie, le président Christian Riou rameute les anciens Sorguais, Schmitt, Quinonero, Ligouzat, les frères Adjeriou et beaucoup sur les jeunes juniors issus du club. En deuxième partie du championnat, deux internationaux soviétiques viennent renforcer l’équipe (A.Ogryzkow et P. Ilvovski). Le RCS ne se qualifie pas en terminant huitième de sa poule mais reste en deuxième division. En fédérale B (équipe réserve). L’équipe réserve qui se qualifie pour les phases finales peut récupérer quelques joueurs qui ont joué moins de dix matchs avec l’équipe première. (Christian Riou, A.Ogryzkow, A. Ilvovski) après avoir battu successivement La Seyne, Privas, Villefranche-sur-Saône, Montmélian, cette équipe rencontre Isle-Jourdain pour la finale qui se joue à Rivesaltes. elle gagne le match par 7 à 3 (un essai transformé contre une pénalité). Le RCS obtient son deuxième bouclier de Brennus en étant champion de France, fédérale B. Douloureusement, après le match, on apprenait le décès accidentel de Lionel Gérent qui allait encourager ses co-équipiers.

SAISON 1993 - 1994 :

Présidents : Christian riou et Dr Dupuy, entraîneur : Pierracci , siège : L’Unic-Bar. Championnat 2ème division, poule 5 : aubenas, Bédarrides, Six-Fours, Fos-sur-mer, PTT marseille, Hyères ; Châtorange, Lavalette, Privas, Sorgues. À l’intersaison, on note le départ de quatre joueurs d’expérience qui est compensé par l’arrivée de huit joueurs régionaux. Changeant de politique, les dirigeants incorporent dans l’effectif de l’équipe première quatorze juniors. après sept rencontres, le RCS se retrouve à la tête du classement. Par la suite, l’équipe faiblit et termine la saison avec des résultats en dents de scie. elle ne se qualifie pas pour les « play off »1, mais reste en deuxième division. en tout début de saison, on note la démission du président C.Riou qui laisse la direction du club au docteur Dupuy.

SAISONS 1994 - 1995 & 1995 - 1996 :

Président : rené Varoqui, entraîneur : Pierracci , puis Pastor en 95, siège : maison des associations.

- En 94-95 : Championnat 2ème division, poule 5 : annonay, Saint-marcellin, Villefranche-sur-Saône, Saint-Jean en Royans, Beaurepaire, Cavaillon, Seyssins, Bédarrides, montmélian, Sorgues. Une fois de plus, l’intersaison a été très agitée. Le président Dupuy a démissionné lui aussi et c’est finalement Monsieur René Varoqui qui, pour sauver le club, accepte de prendre le poste vacant. Le départ de cinq joueurs est simplement compensé par le retour de G. Pastor et l’arrivée du russe a. Krugilk. L’objectif des dirigeants est de se maintenir en deuxième division. Terminant neuvième ex aequo avec Villefranche, le RCS reste en deuxième division grâce au règlement. En effet, à égalité de points, le club le moins pénalisé évite la relégation.

- En 95-96 : championnat 2ème division : Beaurepaire, La Voulte, Martigues, Hyères, Châtorange, Six-Fours, Vienne, Pierrelatte, La Valette, RC. Sorgues, Cette saison, le RCS présente une équipe jeune formée principalement de joueurs sorguais. Pendant la trêve des confiseurs, le rCS est obligé de disputer un match à La Valette. Par malchance, l’équipe ne peut-être constituée qu’avec douze joueurs disponibles. Ce match mémorable figurera certainement dans le Guinness des records avec le score incroyable de 182 à 0. À la fin de la saison, le RCS terminant à la dernière place se retrouve en troisième division.

SAISON 1996 - 1997 :

Présidents : rené Varoqui, G. Gerent, G. Pernod-rivière, entraîneurs : G. Pastor, C. Pierracci, siège : maison des associations Championnat 3ème division, poule 6 ; Saint-Savin, RC. Annemasse, BC L’isle-sur-la-Sorgue, Aix-en-Provence rC., US Côtes d’Arey, FC La Tour du Pin, US Valréas, CS Vienne, RC Mont-Blanc Sallanches, Sa. Bourg-en-Bresse, RC. Sorgues. Le RCS fait une première partie de championnat sans faute puisqu’il termine premier de sa poule. Pour le premier match en trente-deuxième de finale, il gagne difficilement contre Saint-Savin (18à 15), puis bat Billard Bonot sur le stade de Bourg-Lès-Valence par 26 à 21. en huitième de finale, il rencontre à nouveau Valréas pour la montée en deuxième division. Le RCS l’emporte 31 à 8 et retrouve celle-ci après seulement une année de purgatoire. Malheureusement, il est éliminé en demi-finale en perdant contre Solliès-Pont sur le score de 28 à 19. La belle aventure est terminée après une très belle saison.

mauvaise surprise : le président Varoqui reçoit un avis de saisie sur ses biens propres pour honorer la dette du RCS envers l’URSSAF. Cette dette concerne les cotisations sur des sommes estimées versées aux joueurs et entraîneurs depuis le premier janvier 1985. Devant l’impossibilité de verser ce montant très important, les dirigeants décident, après accord de la Fédération Française de rugby et de l’URSSAF, de déposer le bilan pour que la dette disparaisse.

C’est ainsi que se termina l’histoire du rugby club sorguais. un nouveau club naquit sous la dénomination « rugby club sorguais rhône ouvèze ».


Maurice Chevalier, né à Sorgues le 12 février 1904, Maurice Chevalier a joué au RCS très jeune. Il est dans l’équipe première des saisons 1923-24 et 1925-26 (photo). Il est devenu dirigeant par la suite et a été vice-président dans le bureau que présidait, en 1938, Louis Métrat. En 1941, il a financé largement, en cachette de son père, l’achat du terrain du Joncas avec Louis métrat. Dans les années 1960, les dirigeants ont nommé le stade du Joncas « stade maurice Chevalier » en reconnaissance à ce grand donateur.


Vicini père et fils,

Vicini Arthur, joueur du RCS de 1928 à 1933, a été sélectionné dans l’équipe de Provence le 8 novembre 1931 au poste de troisième ligne aile. Il a dû s’arrêter de jouer à cause d’un terrible accident de camion qui lui a causé l’amputation de la jambe droite. En 1945, il est devenu l’entraîneur de l’équipe première. En créant une solidarité, un climat d’amitié entre les joueurs, il a permis au RCS de passer de la division « Promotion » à la « troisième division ». Son fils Henri a joué pilier en division d’honneur de 1960 à 1966.

Plasencia, joueur du RCS de 1933 à 1940. Il a été arbitre après la guerre puis il s’est occupé de l’école de rugby avec Serge Riou.

Son fils maxime a débuté à 7 ans à l’école de rugby, puis il a joué dans les équipes des minimes, des cadets et des juniors. il a occupé tous les postes des lignes arrière en équipe première à partir de la saison 1965-66. Il a participé à la formidable ascension du RCS en première division. Par la suite, il s’est occupé des équipes de jeunes. D’autres familles dont le père et le fils ont porté les couleurs « Bleu et Blanc » : Biarnès, Cartoux, Bourret Alfred et Serge, Lassia, riou, rollet, Ghiandoni, Parent, Quinonero, Perre …

Monsieur Louis Métrat, un grand Président

Monsieur Louis Métrat est né à Odenas (rhône) le 24 septembre 1892. Rentré très jeune à la Société David & Foillard à Saint-Georges-de-reneins (rhône), il a été d’abord muté à Lunel puis à Sorgues où il est arrivé en 1921 comme employé de commerce, acheteur (témoignage de m. CHaZaL). Célibataire, il a toujours vécu à l’hôtel (de la Gare ou Central) ou en pension chez l’habitant (chez mme PeTaViNo, place de la mairie). il s’est passionné très vite pour le rugby Club Sorguais. Il est devenu dirigeant puis a pris la présidence du club en 1929, succédant à M. Gilbert Santet entré au comité de Provence. Très prévoyant , à la fin du bail de location du terrain du Joncas, il décide de l’acheter. D’un commun accord avec M. Maurice CHeVaLier, ils financent à tous les deux cette acquisition et en font don au club. Au moment de l’achat, ils indiquent verbalement que ce terrain devra toujours rester la propriété du club. À ce sujet, M. Serge Riou a écrit dans son cahier de souvenirs et de réflexions personnels : « il est à souhaiter que toutes les générations de joueurs et de supporters se souviennent de ces deux amoureux du rugby qui leur ont laissé un héritage précieux et tant apprécié, chose certainement unique en France. Nous pouvons tous être fiers d’avoir connu deux hommes d’une telle trempe, d’un tel dévouement, de telles générosités et sagesse, nantis d’une grande modestie que l’on voudrait avoir en soi…. ». En 1950 (d’après M. Pascotto), M. Métrat, las de voir des resquilleurs regarder les matchs sans payer, décide de faire construire un mur d’enceinte pour clôturer le terrain. Pour pouvoir financer ces travaux, il organise, avec l’aide de M. Pierre Boudon, joueur, mais aussi propriétaire d’un dancing, deux soirées « Bal costumé ». Les recettes de ces deux soirées intitulées « Nuit à marrakech » et « Nuit à Séville », qui obtiennent un très vif succès (plus de 1 000 entrées payantes), permettent la construction de cette clôture. En 1953, malgré la montée du club en 3ème division, il est victime d’une «manoeuvre» et perd la présidence au profit de M. René Grangier. Il est nommé président d’honneur. En 1967, le président Pie Maroncelli étant démissionnaire, il accepte, malgré son âge, de reprendre la présidence du club qu’il gardera jusqu’à la saison 1968/69. M.Métrat a été décoré de la médaille d’or de la fédération de rugby (FFR), médaille très rarement décernée d’après M. Michel Santucci. Il décéda à l’hôpital d’avignon le 19 juin 1980 et fut enterré dans son pays natal.

Hommages rendus :

M. Serge Riou : « Tous les joueurs qui l’ont connu resteront marqués par ses conseils toujours judicieux, son honnêteté et sa très grande générosité. » M. Roger Chazal : « Homme qui aimait transmettre son savoir et son expérience dans le travail, pince-sans-rire et surtout généreux ». La ville a donné son nom en décembre 1984 à une allée :« allée Louis métrat » qui longe le stade Maurice Chevalier entre la route de Vedène (rond-point armoiries de Sorgues) et le chemin du Badaffier.

Monsieur René Varoqui,


un dirigeant exemplaire du RCS

René Varoqui a endossé son premier maillot de rugby à l’école communale de garçons. En effet, sous la houlette de son instituteur, M. Coulet, il prit contact avec le ballon ovale et les règles fondamentales du rugby à 15. Son père l’emmena au stade du Joncas et, lors de tous les déplacements proches, assis sur le cadre de son vélo. Il a donc pris le virus du rugby très jeune, mais l’apprentissage du métier de boulanger l’écarta des stades qu’il avait commencé à fouler en tant qu’arrière. Après avoir changé d’orientation dans son travail, il put recommencer à suivre les matchs au bord de la touche. En 1964 la passion du rugby le propulse sur le banc des dirigeants. Il prend en charge, avec Michel Santucci, l’équipe junior qu’il suivra pendant environ sept saisons. Il est ensuite secrétaire de séance avant de prendre le poste de secrétaire général en 1974, poste qu’il occupera pendant 20 ans. En 1994, le club, au bord de la faillite, ne trouve pas de président. Au bout de trois réunions, le club est toujours sans président ni trésorier; par amour pour le club, il accepte d’en prendre la présidence pour que le rugby ne disparaisse pas. Il empêche ainsi que le club ne dépose le bilan et soit relégué en division d’honneur. En 1996/97, il partage la présidence avec M. Gérard Gerent et M Pernod Rivière. En mai 1997, il donne sa démission du poste de coprésident, mais reste au club. Il abandonne toute fonction au sein du RCS après 35 ans de bons et loyaux services, mais supportera toute sa vie « les petits bleus ».

Un couple de supporters fidèles : M. & Mme Cornety


C’est à sa création et seulement âgé de 12 ans que M. Cornety est tombé amoureux du rugby Club Sorguais. Nous étions en pleine guerre (1916) et, comme il n’y avait pas beaucoup de distractions le dimanche, il alla tout naturellement voir l’équipe de rugby. Il se passionna pour ce sport collectif. Il fit bien une petite escapade du côté du football lors de la naissance de l’espérance Sorguaise mais revint très vite à ses premières amours pour ne plus jamais les quitter. Il suivait le plus souvent possible son équipe, même sur terrain adverse, effectuant les déplacements à vélo puis en car. Après la Deuxième Guerre mondiale, il convertit son épouse au rugby. on les voyait tous les deux, par tous les temps, assis sur les gradins du stade du Joncas. Ils accompagnaient aussi très souvent l’équipe dans ses déplacements lointains, déplacements pas toujours faciles en hiver à cause de la neige (Ugine, Lancey, issoire, Le Puy… ). Lors d’un déplacement à issoire, le car fut bloqué par une congère près de la célèbre « auberge de Peyrebeille ». en contant cette aventure, il donna la définition suivante des supporters : « Fous peut-être, passionnés c’est sûr ». En 1973, suite à la montée du club en première division, il créa, avec son épouse, le club des supporters et institua un abonnement annuel. Avant et après certains matchs et cela pendant presque 20 ans, M. & Mme Cornety firent profiter les lecteurs du « Provençal » de leur talent de poètes en écrivant des vers et des chansons sur le rugby Club Sorguais. en 1981, le RCS leur rendit hommage, ainsi qu’à m. Tacheboeuf, en organisant un tournoi de minimes, disputé au stade Maurice Chevalier, qui leur était dédié.

C’est en 1987 que m. Cornety effectua son ultime déplacement à Châteauneuf-du-Pape et assista à son dernier match. Il supporta le rugby Club Sorguais pendant 71 années : un record qui sera difficile à battre !!!

L’odyssée du champion (la Provence - Dominique Conti)

M. & Mme CorNeTY, les doyens du club, ont une verve brillante. Voici une de leurs compositions au lendemain de la finale gagnée à Pézenas :

Écoutez, mes amis, ce ne sera pas long,
Voici en quelques mots l’odyssée du champion.
En début de saison, l’on ne peut plus discret,
Et dans un certain milieu on l’avait condamné,
Envers et contre tous il se qualifia,
Cuxac fut le premier qui devant lui chuta.
À dater de ce jour, rien ne put arrêter
L’élan victorieux du Rugby Club Sorguais.
Dracénois, Catalans, Meldois et Berrichons
Laissèrent devant lui toutes leurs illusions.
Mais c’est à Pézenas, le dimanche 6 juin,
Que le rugby sorguais s’offrit le grand chelem,
Par vingt-trois à trois, il surclassa Pamiers
Et s’en revint champion avec le bouclier.
À tous les radoteurs qui l’avaient enterré
Le bonjour de Brennus, et à votre santé !
À l’heure d’aujourd’hui, tout est à la chanson
Au revoir, petits bleus, et salut au champion.

Sonnet pour les supporters

Supporters, mes amis, écoutez un ancien
Qui aime le rugby et vous le savez bien.
Banderoles, drapeaux, chansons pour les Sorguais,
Votre équipe, c’est sûr, il faut l’encourager.
Faites-le dans la joie, mettez tout votre coeur
À faire du rugby le grand triomphateur.
Le rugby est un sport, mais c’est aussi un jeu
Ensemble nous chantons : allez, allez, les bleus.

Chanson écrite après la victoire sur pamiers sur l’air de Frou-frou RCS champion de France - 3° division 1982

refrain :

Rugby, rugby, rugby, mais oui, M’sieurs Dames,
Rugby, rugby sport roi, je le proclame.
Venez, venez, venez nombreux, M’sieurs Dames,
Encourager le Rugby Club Sorguais.
Le quinze bleu, c’est bien certain,
Est une équipe sympathique
une équipe de vrais copains
Qui, avec un coeur magnifique,
À chaque match, avec ardeur,
Met tout le cran de sa jeunesse
Et nous verse dans l’allégresse
En faisant trembler les meilleurs.

refrain

une belle attaque de trois-quarts
Qu’y a-t-il de plus beau, madame,
un drop fuse de quelque part
Et cela met du baume à l’âme.
Mais les gaillards du pack d’avants
Qui font quelquefois le ménage
Se montrent à leur avantage
Par de très jolis mouvements.

refrain

Et pour terminer, chers amis,
Levons notre verre à la gloire
De notre cher club de rugby
Qui vient d’enrichir notre histoire.
Et, verre en mains, nous fêterons
En choeur avec toute l’équipe
Le champion de France, le titre.
Allez, tous en choeur, nous chantons.

refrain final

Rugby, rugby, rugby, mais oui M’sieurs, Dames,
Rugby, rugby, sport roi, je le proclame.
Chantez, Chantez, chantez en choeur, M’sieurs, Dames,
En choeur, chantez Vive le Rugby Sorguais.

février 1986 : pour les 70 ans du rugby club sorguais

Albert Cornety, doyen des supporters, n’a pas résisté à l’envie d’écrire quelques vers à l’occasion des 70 ans du rugby Club Sorguais :

Des soixante-dix ans du Rugby Club Sorguais
En vers, mes chers amis, nous allons en parler
Et nous les dédicacerons, car ils l’ont mérité,
À tous les présidents qui depuis ont passé.
C’est en 1916, un vingt-cinq février,
Que le rugby à Sorgues a eu droit de cité,
Et c’est un grainetier, prénommé Jean Boudon,
qui devint président de cette formation.
Le vice-président en fut Simon Dumas;
Faure, qui arbitrait, au secrétariat ;
Quant à Henri GLEIZE, il fut le trésorier
Du tout premier bureau du Rugby club Sorguais ;
Et au Café Moderne, chez Maurice BLANC,
On installa alors ces premiers rugbymen
Que furent les Dumas, Santet, Claude Vernet
Francis Pons, Gallas, PETRE et Alfred Bourret.
De là, mes amis, il y a bien longtemps,
Car le rugby aujourd’hui a soixante-dix ans.
Beaucoup d’événements depuis lors ont passé
Et parmi eux « Brennus » avec son bouclier.
Nous n’en dirons pas plus, car ce serait trop long.
Alors, pour terminer, tous en choeur nous chantons,
Les anciens, les nouveaux et supporters compris
Joueurs et dirigeants et « vive le rugby » !

Hommage de M. Cornety à M. Louis Métrat lors de l’inauguration de l’allée louis métrat, le 9 décembre 1984 (paru dans la provence)

Dimanche neuf décembre, au stade Chevalier,
C’est la fête du sport et puis de l’amitié.
Et, à cette occasion, on inaugurera
Du nom d’un président « Allée Louis Métrat ».
Le président Métrat, aujourd’hui disparu,
À sa mémoire alors, un hommage est rendu,
Hommage, c’est certain, amplement mérité.
Pour un grand président du Rugby Club Sorguais.

Adieux de M. & Mme Cornety au club des supporters AG mai 1986

Croyez bien, chers amis, que c’est avec regret,
Pourtant un jour arrive où il faut s’arrêter,
Et pour nous deux, alors, ce moment est venu,
Place aux jeunes et, ma foi, le rugby continue.
La retraite, à ce jour, pour nous vient de sonner
Avouez, chers amis, que nous l’avons gagnée.
Nos comptes sont en règle à la trésorerie
Et à nos remplaçants, que peut-on souhaiter ?
Toujours porter plus haut les petits bleus sorguais
Et nous signons tous deux L. et A. CORNETY.

Serge Laroche, international junior


Formé à l’école de rugby dès son plus jeune âge, puis en équipe cadet, minime, junior B, Serge Laroche a été le premier joueur du RCS et du comité de Provence sélectionné « international Junior » au cours de la saison 1963-1964. Le RCS jouait à l’époque en division « Honneur ». Il a été tout d’abord remplaçant avec les juniors scolaires puis titulaire dans l’équipe nationale « junior » qui rencontra l’allemagne à Berlin, le Pays de Galles dans l’enceinte du renommé stade de l’arm’Park de Cardiff et l’angleterre à Bergerac.

Simon Dumas


Ayant découvert le rugby avec l’Union Sportive Pontétienne en 1913 (photo ci-après : au 1er rang à gauche) à l’âge de 16 ans, Simon Dumas a participé activement à la fondation du rugby Club Sorguais en 1915. Il a défendu les couleurs du RCS de 1915 à 1929. Il était à la fois joueur et entraîneur. En 1920, malgré son jeune âge, il est entré au bureau comme assesseur avec Maurice Darut tout en continuant de jouer. Il a ensuite toujours soutenu son équipe avec ferveur jusqu’à la fin de ses jours.


Une licence saison 1915-1916 : Jean Deloffre


Une des premières licences de la Fédération Français de rugby, Comité régional du Littoral. À cette époque, ce n’était pas encore la F.F.R. mais l’Union des Sociétés Françaises des Sports athlétiques. Au moment où Jean Deloffre a signé sa licence, en mai 1915, il avait 18 ans. On note que la licence porte la signature d’un certain Frantz reichel qui était à l’époque le secrétaire général de l’U.S.F.S. Par la suite, il a donné son nom à la célèbre compétition des juniors. Henri Deloffre

Je remercie, mesdames : Biarnes, Duvierre, Fraysse, Plancher, Schierano Varoqui, messieurs : Blanchet, Boudon, Brunel, Carail, Castinel-Cornety, Cazenave, Chabert, Chevalier, Conti (correspondant
du journal la provence), Deloffre, Desseinge r., Eynaud p., Faraud s., Gambarara, Gerent, Guilgaut, Guilie l., Laroche s., Lassia, Martin (ancien correspondant du journal le dauphine libere ), Mettefeu, Pascotto
e , Peyrol, Quinonero, Riou c , Rollet, Santucci, Smeraldi, Vicini j-p, Vicini h., le service des archives départementales de la préfecture de vaucluse, le service des archives municipales de Sorgues pour leurs témoignages, prêts de photos et documents. Je remercie tout particulièrement madame André Riou et Monsieur Serge Riou pour le prêt de leurs cahiers de souvenirs et monsieur Matikian pour la reproduction des photos.

Toutes ces personnes m’ont permis de retracer l’histoire du rugby club sorguais.

Jean-Louis Champion