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L’élection consulaire à Pont-de-Sorgues au 18e siècle

L’origine des assemblées communales se perd dans la nuit des temps. Chaque communauté du Comtat, dès qu’elle faisait son apparition dans l’histoire locale, montrait que depuis longtemps elle était en possession d’institutions municipales. Elle avait son parlement, parlamentum, qui élisait le syndic ou consul. En 1366, Facolnet Talon, Jean Belliard et Bertrand Marcel furent les premiers syndics dont notre commune a conservé le souvenir. 1 . Jusqu’à la Renaissance, ces délégués communaux étaient ainsi nommés mais, lorsque la mode vint au souvenir de l’antiquité classique, l’appellation de consul2 fut mise à l’honneur et toutes les communes, de la plus grande à la plus petite, obtinrent du vice-légat que leurs syndics portent, à l’avenir, le titre de consuls. Sous l’apparence d’autonomie, l’activité communale était soumise à l’autorité du viguier représentant direct du vice-légat.

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Le passage de la chaîne à Sorgues

Le passage de la chaîne à Sorgues

La chaîne, organisée par l’institution pénitentiaire, assurait le transfert des condamnés aux fers vers les bagnes portuaires. Elle naissait dans la cour de la prison Parisienne de Bicêtre, immuable point de départ. Ferrés par le cou, les bagnards, liés par deux, étaient attachés à une longue chaîne regroupant 26 à 30 forçats qui se dirigeaient par étapes vers Brest, Rochefort, Lorient, Toulon. D’après les mémoires de Benjamin Appert (1846), alors qu’il logeait dans une auberge, une forte rumeur l’attira vers la fenêtre de sa chambre :«  Je vis arriver plusieurs centaines d’hommes enchaînés deux par deux par escouades de 26 personnes liés par de gros colliers de fer.J’appris que ces hommes, plus mal traités que des bêtes féroces, étaient des criminels allant au bagne. »Le long de son parcours, la chaîne absorbait dans chaque ville de nouveaux condamnés.En fin de voyage, elle rassemblait parfois plus de 500 forçats.

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