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Pierre Gavaudan, chercheur au Centre d’Etudes du Bouchet

C’est à l’Ecole vétérinaire que la seconde guerre mondiale le surprend. Il vient alors de découvrir des aspects essentiels relatifs de l’action qu’exerce la colchicine sur les cellules animales et végétales. Son albuminurie, et une lésion mitrale consécutive à une poussée de rhumatisme articulaire aigu, l'ont fait réformer. Il met sa personne et ses connaissances au service de la France en s’engageant comme requis civil durant toute la durée de la guerre, dans un service de recherches de l’Armée installé à la Poudrerie Nationale du Bouchet. Il y occupe les fonctions d’histo-cytologiste dans un laboratoire de prophylaxie, pour faire face à des menaces réelles d’une guerre chimique et bactériologique.

Ce laboratoire est dirigé par le lieutenant-colonel Henri Velu, vétérinaire. La Poudrerie est située principalement sur la commune de Vert-le-Petit, aujourd’hui dans l’Essonne, à 34 km au Sud de Paris. C’est un établissement public très ancien dont l’origine remonte au XVIIème siècle, et où ont travaillé notamment les chimistes Antoine-Laurent de Lavoisier et Claude Berthollet. C'est d'ailleurs là qu'une explosion faillit leur coûter la vie le 27 octobre 1788.

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La famille de Pierre Gavaudan : enfance et jeunesse

Dernier survivant de la saga des Gavaudan et héritier de son atavisme, Pierre Gavaudan appartient à une famille qui a sillonné le Sud-est de la France, et dont l’origine remonte au célèbre troubadour du Moyen-Âge Gavaudan le Vieux, qui vivait dans le Velay. Il est entré dans l’univers terrestre et humain le 25 juillet 1905 à Montpellier, dans un milieu où la science côtoie journellement l’art. En effet, son père Alphonse Gavaudan, né le 16 août 1877 à Sorgues, est licencié ès sciences, pharmacien, mais aussi premier violoncelle de l’orchestre philharmonique de Montpellier. « Grandir au contact même de la science et de l’art entraînait chez moi une forme de familiarité précoce avec ces domaines d’activité et paradoxalement il y avait comme une aura de mystère qui les entourait ».

Ses ancêtres comptent de nombreux artistes lyriques qui se sont illustrés brillamment à l’Opéra-Comique de Paris, en particulier Jean-Baptiste Gavaudan (1772-1840) et son épouse Alexandrine - Marie Ducamel (1781-1850), et Jean-Fulcran Bosquier - Gavaudan (1776-1843). Sa mère, Hélène Fominoff, née le 1er janvier 1881 à Tiraspol (aujourd’hui situé en Moldavie), est sage-femme diplômée de l’université d’Odessa. Attirée par le renom de la Faculté de médecine de Montpellier, elle y vient pour parfaire ses études. Ses parents sont artisans pâtissiers et ont une spécialité : les tresses en pâte feuilletée. Alphonse Gavaudan est chef de travaux à la Faculté de pharmacie en chimie et toxicologie et il tient l’officine de son père Jules au 26 rue de la Loge.

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Le tombeau de Théodore de Louet au cimetière de Sorgues

Il est difficile au visiteur du champ de repos de Sorgues de ne pas remarquer, érigée sur la plate-bande est, une chapelle de style vaguement néo-gothique, à la toiture recouverte de tuiles vernissées de couleur jaune et marron et dont le fronton s’orne d’un écusson aux armes, à coup sûr plus que fantaisistes, de celui dormant là son dernier sommeil, un certain Alexandre Claude Théodore de Louet, mort le 24 juin 1856, à soixante-six ans. À l’intérieur du petit et gracieux monument, un autel, un prie-Dieu, une peinture murale représentant une vierge à l’enfant forment tout l’ornement, simple et de bon goût. À gauche, une plaque discrète précise que la chapelle a été restaurée, voici une quarantaine d’années, par les soins de monsieur Louis de Brantes avec le concours du sculpteur Mérindol et du peintre Canavaggio, de Carpentras. En effet, à l’époque, l’édifice en question se trouvait dans un état total d’abandon et monsieur de Brantes, qui venait d’obtenir une concession mitoyenne, saisit cette occasion pour accomplir là un geste d’une charitable générosité.

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Biographie de Louis Jou : Luis Felipe-Vicente Jou i Senabre (1881-1968)

Louis Jou naît en Espagne le 29 mai 1881, dans le village de Gracia, maintenant quartier de Barcelone. Il était le fils aîné d’une modeste et honorable famille. Son père, maître d’atelier dans une fabrique et sa mère, couturière, l’ont placé vers huit ou dix ans, selon l’usage, comme apprenti à l’importante imprimerie barcelonaise Torquato Tasso. Là, le destin lui fait rencontrer le conseiller artistique de l’imprimerie, par ailleurs Conservateur de la Bibliothèque Arus, Eudald Canibel qui, séduit par la vivacité d’esprit et la voracité intellectuelle du jeune garçon, le garde dans sa sphère d’érudit, lui donnant ainsi la possibilité de se familiariser avec les trésors de la bibliothèque : manuscrits, incunables, belles reliures et, surtout, avec les riches calligraphies et typographies du monde hispanique.

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Un grand capitaine au service du Pape : Juan Fernandez de Heredia

Le détail d’une fresque peut évoquer des évènements passés extraordinaires. Ainsi, une armoirie peinte sur les murs d’une maison située au 27 rue de la Tour à Sorgues, conservée aujourd’hui au Musée du petit Palais en Avignon, invite à s’interroger sur son prestigieux propriétaire. Qui fut ce noble personnage au blason « de gueule, à trois châteaux à trois tourelles d’or » qui séjourna entre ces murs assez longtemps pour qu’on décide de marquer les murs en son honneur pour lui être agréable, au milieu d’un décor de fresques élégantes et colorées ?

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