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Un grand capitaine au service du Pape : Juan Fernandez de Heredia

Le détail d’une fresque peut évoquer des évènements passés extraordinaires. Ainsi, une armoirie peinte sur les murs d’une maison située au 27 rue de la Tour à Sorgues, conservée aujourd’hui au Musée du petit Palais en Avignon, invite à s’interroger sur son prestigieux propriétaire. Qui fut ce noble personnage au blason « de gueule, à trois châteaux à trois tourelles d’or » qui séjourna entre ces murs assez longtemps pour qu’on décide de marquer les murs en son honneur pour lui être agréable, au milieu d’un décor de fresques élégantes et colorées ?

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Les sermons et panégyriques du chanoine Grimaud

Le chanoine Grimaud, « physionomie bien attachante, caractère bien méridional, figure sacerdotale et bien française », comme le dit son éloge funèbre en 1917, est né à Monteux en 1837.

Ordonné prêtre en 1861, il est nommé curé de Sorgues en 1884 après une dizaine d’années passées à la cure d’Entraigues, et obtient le camail de chanoine en 1885. Il reste à Sorgues jusqu’à ce que sa santé l’oblige à se retirer dans son pays d’origine, en 1909.

 

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La thébaïde d'Octave

Au début du siècle dernier, une ferme du quartier Tout-Vent était la résidence secondaire d’Octave V., qui était le dernier rejeton d’une famille de tabellions. Son père avait été très longtemps notaire à l’Isle-sur-Sorgue. Après avoir obtenu une licence de droit, il s’était inscrit au barreau d’Avignon et, lorsqu’il était las de la chicane, il aimait se retrouver dans sa grange.

En exil volontaire, au milieu de la garrigue sorguaise, il quittait son air d’avocat. Il abandonnait ce pas lourd, la tête inclinée, les mains derrière le dos que ses confrères observaient dans la salle des pas perdus du palais de justice. Il devenait un promeneur hardi, effectuant de longues courses par les buissons et la rocaille, traversant les ronces, se frayant un passage dans les halliers. Son plus grand bonheur était de mettre en fuite les lapins qui croyaient subodorer le civet.

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Louis Chevalier, ouvrier rhabilleur 1844-1879

Louis Chevalier naquit à Bédarrides le 27 mars 1844, son père Éloi était cultivateur, sa mère Rose sans profession.

À l’époque, tous les moulins réduisaient en poudre le produit qui leur était fourni au moyen de meules en pierre faites d’une variété particulière de roches sédimentaires rugueuses : le silex meulier. Leurs faces en regard n’étaient pas lisses, un ouvrier, le rhabilleur, y taillait des cannelures de sections triangulaires de deux ou trois centimètres de largeur qui canalisaient le grain arrivant par le centre et elles provoquaient son acheminement vers les régions périphériques. En tournant, les meules s’usaient rapidement, il fallait les retailler périodiquement.

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Perrin : le patronyme commun à beaucoup de Sorguais

Lorsqu’on remonte un peu dans le temps à la recherche de nos ancêtres, nous avons la surprise de trouver un ou plusieurs patronymes que nous partageons avec quelques-unes de nos connaissances.

Pour les Sorguais de souche un peu ancienne, il en est un commun à bon nombre d’entre nous : PERRIN.

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