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La thébaïde d'Octave

Au début du siècle dernier, une ferme du quartier Tout-Vent était la résidence secondaire d’Octave V., qui était le dernier rejeton d’une famille de tabellions. Son père avait été très longtemps notaire à l’Isle-sur-Sorgue. Après avoir obtenu une licence de droit, il s’était inscrit au barreau d’Avignon et, lorsqu’il était las de la chicane, il aimait se retrouver dans sa grange.

En exil volontaire, au milieu de la garrigue sorguaise, il quittait son air d’avocat. Il abandonnait ce pas lourd, la tête inclinée, les mains derrière le dos que ses confrères observaient dans la salle des pas perdus du palais de justice. Il devenait un promeneur hardi, effectuant de longues courses par les buissons et la rocaille, traversant les ronces, se frayant un passage dans les halliers. Son plus grand bonheur était de mettre en fuite les lapins qui croyaient subodorer le civet.

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Perrin : le patronyme commun à beaucoup de Sorguais

Lorsqu’on remonte un peu dans le temps à la recherche de nos ancêtres, nous avons la surprise de trouver un ou plusieurs patronymes que nous partageons avec quelques-unes de nos connaissances.

Pour les Sorguais de souche un peu ancienne, il en est un commun à bon nombre d’entre nous : PERRIN.

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La disparition des époux ALZINA dans le naufrage du paquebot Lamoricière (1942)

En 1942, malgré la guerre et ses exactions, les prisonniers en Allemagne et les privations, Sorgues formait encore un groupe homogène. Le malheur qui frappait un de ses membres affectait toute la communauté. C’est ainsi que la disparition des époux Alzina dans le naufrage du paquebot Lamoricière jeta la consternation dans le village qui mit, pour un temps, au second plan, les préoccupations de la vie quotidienne.

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Louis Lacanau berger transhumant

1 - De Sorgues à la Cluse en Dévoluy : 1945/1955

Louis Lacanau est venu au monde le 6 novembre 1919, au nord de la bourgade, quartier « Lacanau » (près de l’actuel garage Pitot). Son père, Emile, chaufournier, conduisait un four à chaux dont il était le propriétaire. Dès sa plus tendre enfance, il découvrit les moutons dans la bergerie voisine, propriété de son cousin Gilbert Lacanau. Leurs allées et venues, leur manière de se comporter occupèrent son temps et son esprit. Sa vocation était trouvée : plus tard, il serait berger. A 15 ans, sans l’avoir appris, il savait, pour l’avoir vu maintes et maintes fois, « gouverner un troupeau ». Sa vie de pâtre commença ainsi chez son parent, il y travailla plus de vingt ans, avec une interruption de cinq ans due au service militaire et à la seconde guerre mondiale. Ses premiers gages s’élevèrent à deux cents francs par mois, mais il était nourri.

Ses origines le prédestinaient à ce métier. Les Lacanau, au 19ème siècle, descendaient l’hiver des Alpes du Buech pour soigner les « bêtes » et remontaient l’été les garder en alpage.

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L'élection d'Achille Maureau au Sénat

Souvent, en ce début de vingtième siècle, les élections se passaient dans les cafés. Le café du Commerce, vous savez bien qu’à présent il a fait place à une agence de la Banque Populaire, était le siège du parti Radical. C’était également celui d’une compagnie de joyeux drilles : les « Mirlitons ».

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