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Biographie de Louis Jou : Luis Felipe-Vicente Jou i Senabre (1881-1968)

Louis Jou naît en Espagne le 29 mai 1881, dans le village de Gracia, maintenant quartier de Barcelone. Il était le fils aîné d’une modeste et honorable famille. Son père, maître d’atelier dans une fabrique et sa mère, couturière, l’ont placé vers huit ou dix ans, selon l’usage, comme apprenti à l’importante imprimerie barcelonaise Torquato Tasso. Là, le destin lui fait rencontrer le conseiller artistique de l’imprimerie, par ailleurs Conservateur de la Bibliothèque Arus, Eudald Canibel qui, séduit par la vivacité d’esprit et la voracité intellectuelle du jeune garçon, le garde dans sa sphère d’érudit, lui donnant ainsi la possibilité de se familiariser avec les trésors de la bibliothèque : manuscrits, incunables, belles reliures et, surtout, avec les riches calligraphies et typographies du monde hispanique.

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Le tombeau de Théodore de Louet au cimetière de Sorgues

Il est difficile au visiteur du champ de repos de Sorgues de ne pas remarquer, érigée sur la plate-bande est, une chapelle de style vaguement néo-gothique, à la toiture recouverte de tuiles vernissées de couleur jaune et marron et dont le fronton s’orne d’un écusson aux armes, à coup sûr plus que fantaisistes, de celui dormant là son dernier sommeil, un certain Alexandre Claude Théodore de Louet, mort le 24 juin 1856, à soixante-six ans. À l’intérieur du petit et gracieux monument, un autel, un prie-Dieu, une peinture murale représentant une vierge à l’enfant forment tout l’ornement, simple et de bon goût. À gauche, une plaque discrète précise que la chapelle a été restaurée, voici une quarantaine d’années, par les soins de monsieur Louis de Brantes avec le concours du sculpteur Mérindol et du peintre Canavaggio, de Carpentras. En effet, à l’époque, l’édifice en question se trouvait dans un état total d’abandon et monsieur de Brantes, qui venait d’obtenir une concession mitoyenne, saisit cette occasion pour accomplir là un geste d’une charitable générosité.

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Les sermons et panégyriques du chanoine Grimaud

Le chanoine Grimaud, « physionomie bien attachante, caractère bien méridional, figure sacerdotale et bien française », comme le dit son éloge funèbre en 1917, est né à Monteux en 1837.

Ordonné prêtre en 1861, il est nommé curé de Sorgues en 1884 après une dizaine d’années passées à la cure d’Entraigues, et obtient le camail de chanoine en 1885. Il reste à Sorgues jusqu’à ce que sa santé l’oblige à se retirer dans son pays d’origine, en 1909.

 

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Un grand capitaine au service du Pape : Juan Fernandez de Heredia

Le détail d’une fresque peut évoquer des évènements passés extraordinaires. Ainsi, une armoirie peinte sur les murs d’une maison située au 27 rue de la Tour à Sorgues, conservée aujourd’hui au Musée du petit Palais en Avignon, invite à s’interroger sur son prestigieux propriétaire. Qui fut ce noble personnage au blason « de gueule, à trois châteaux à trois tourelles d’or » qui séjourna entre ces murs assez longtemps pour qu’on décide de marquer les murs en son honneur pour lui être agréable, au milieu d’un décor de fresques élégantes et colorées ?

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Louis Chevalier, ouvrier rhabilleur 1844-1879

Louis Chevalier naquit à Bédarrides le 27 mars 1844, son père Éloi était cultivateur, sa mère Rose sans profession.

À l’époque, tous les moulins réduisaient en poudre le produit qui leur était fourni au moyen de meules en pierre faites d’une variété particulière de roches sédimentaires rugueuses : le silex meulier. Leurs faces en regard n’étaient pas lisses, un ouvrier, le rhabilleur, y taillait des cannelures de sections triangulaires de deux ou trois centimètres de largeur qui canalisaient le grain arrivant par le centre et elles provoquaient son acheminement vers les régions périphériques. En tournant, les meules s’usaient rapidement, il fallait les retailler périodiquement.

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