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Les sermons et panégyriques du chanoine Grimaud

Le chanoine Grimaud, « physionomie bien attachante, caractère bien méridional, figure sacerdotale et bien française », comme le dit son éloge funèbre en 1917, est né à Monteux en 1837.

Ordonné prêtre en 1861, il est nommé curé de Sorgues en 1884 après une dizaine d’années passées à la cure d’Entraigues, et obtient le camail de chanoine en 1885. Il reste à Sorgues jusqu’à ce que sa santé l’oblige à se retirer dans son pays d’origine, en 1909.

 

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Louis Chevalier, ouvrier rhabilleur 1844-1879

Louis Chevalier naquit à Bédarrides le 27 mars 1844, son père Éloi était cultivateur, sa mère Rose sans profession.

À l’époque, tous les moulins réduisaient en poudre le produit qui leur était fourni au moyen de meules en pierre faites d’une variété particulière de roches sédimentaires rugueuses : le silex meulier. Leurs faces en regard n’étaient pas lisses, un ouvrier, le rhabilleur, y taillait des cannelures de sections triangulaires de deux ou trois centimètres de largeur qui canalisaient le grain arrivant par le centre et elles provoquaient son acheminement vers les régions périphériques. En tournant, les meules s’usaient rapidement, il fallait les retailler périodiquement.

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Perrin : le patronyme commun à beaucoup de Sorguais

Lorsqu’on remonte un peu dans le temps à la recherche de nos ancêtres, nous avons la surprise de trouver un ou plusieurs patronymes que nous partageons avec quelques-unes de nos connaissances.

Pour les Sorguais de souche un peu ancienne, il en est un commun à bon nombre d’entre nous : PERRIN.

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La thébaïde d'Octave

Au début du siècle dernier, une ferme du quartier Tout-Vent était la résidence secondaire d’Octave V., qui était le dernier rejeton d’une famille de tabellions. Son père avait été très longtemps notaire à l’Isle-sur-Sorgue. Après avoir obtenu une licence de droit, il s’était inscrit au barreau d’Avignon et, lorsqu’il était las de la chicane, il aimait se retrouver dans sa grange.

En exil volontaire, au milieu de la garrigue sorguaise, il quittait son air d’avocat. Il abandonnait ce pas lourd, la tête inclinée, les mains derrière le dos que ses confrères observaient dans la salle des pas perdus du palais de justice. Il devenait un promeneur hardi, effectuant de longues courses par les buissons et la rocaille, traversant les ronces, se frayant un passage dans les halliers. Son plus grand bonheur était de mettre en fuite les lapins qui croyaient subodorer le civet.

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Louis Lacanau berger transhumant

1 - De Sorgues à la Cluse en Dévoluy : 1945/1955

Louis Lacanau est venu au monde le 6 novembre 1919, au nord de la bourgade, quartier « Lacanau » (près de l’actuel garage Pitot). Son père, Emile, chaufournier, conduisait un four à chaux dont il était le propriétaire. Dès sa plus tendre enfance, il découvrit les moutons dans la bergerie voisine, propriété de son cousin Gilbert Lacanau. Leurs allées et venues, leur manière de se comporter occupèrent son temps et son esprit. Sa vocation était trouvée : plus tard, il serait berger. A 15 ans, sans l’avoir appris, il savait, pour l’avoir vu maintes et maintes fois, « gouverner un troupeau ». Sa vie de pâtre commença ainsi chez son parent, il y travailla plus de vingt ans, avec une interruption de cinq ans due au service militaire et à la seconde guerre mondiale. Ses premiers gages s’élevèrent à deux cents francs par mois, mais il était nourri.

Ses origines le prédestinaient à ce métier. Les Lacanau, au 19ème siècle, descendaient l’hiver des Alpes du Buech pour soigner les « bêtes » et remontaient l’été les garder en alpage.

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