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L’émancipation et la formation du Conseil de Famille de Jules Rovère, fils du conventionnel, à Sorgues en 1814

Si Rovère n’a pas suscité le grand ouvrage biographique qu’il mériterait, il bénéficie toutefois de travaux partiels de grande qualité qui ne laissent pas trop de zones d’ombre dans la carrière riche de cet homme public. Nous consacrâmes jadis un très modeste article à son achat, en 1778, de la charge de capitaine de la Garde suisse du vice-légat à son titulaire, l’italien Paolo Dolci. A cette occasion, nous nous étions livrés à une analyse critique de la bibliographie de Rovère, complétant ainsi celle fournie par Gérard Walter1. Il nous semble par conséquent inutile aujourd’hui de revenir sur ce point avant d’entrer dans le vif de notre sujet, lequel mérite, à notre sens, attention par son caractère inédit, mais surtout par la curiosité que ne manqueront pas de soulever chez le lecteur les portraits des personnages qui assistent la veuve Rovère, lors de la passation de cet acte solennel.

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Pierre Gavaudan, chercheur au Centre d’Etudes du Bouchet

C’est à l’Ecole vétérinaire que la seconde guerre mondiale le surprend. Il vient alors de découvrir des aspects essentiels relatifs de l’action qu’exerce la colchicine sur les cellules animales et végétales. Son albuminurie, et une lésion mitrale consécutive à une poussée de rhumatisme articulaire aigu, l'ont fait réformer. Il met sa personne et ses connaissances au service de la France en s’engageant comme requis civil durant toute la durée de la guerre, dans un service de recherches de l’Armée installé à la Poudrerie Nationale du Bouchet. Il y occupe les fonctions d’histo-cytologiste dans un laboratoire de prophylaxie, pour faire face à des menaces réelles d’une guerre chimique et bactériologique.

Ce laboratoire est dirigé par le lieutenant-colonel Henri Velu, vétérinaire. La Poudrerie est située principalement sur la commune de Vert-le-Petit, aujourd’hui dans l’Essonne, à 34 km au Sud de Paris. C’est un établissement public très ancien dont l’origine remonte au XVIIème siècle, et où ont travaillé notamment les chimistes Antoine-Laurent de Lavoisier et Claude Berthollet. C'est d'ailleurs là qu'une explosion faillit leur coûter la vie le 27 octobre 1788.

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Biographie de Louis Jou : Luis Felipe-Vicente Jou i Senabre (1881-1968)

Louis Jou naît en Espagne le 29 mai 1881, dans le village de Gracia, maintenant quartier de Barcelone. Il était le fils aîné d’une modeste et honorable famille. Son père, maître d’atelier dans une fabrique et sa mère, couturière, l’ont placé vers huit ou dix ans, selon l’usage, comme apprenti à l’importante imprimerie barcelonaise Torquato Tasso. Là, le destin lui fait rencontrer le conseiller artistique de l’imprimerie, par ailleurs Conservateur de la Bibliothèque Arus, Eudald Canibel qui, séduit par la vivacité d’esprit et la voracité intellectuelle du jeune garçon, le garde dans sa sphère d’érudit, lui donnant ainsi la possibilité de se familiariser avec les trésors de la bibliothèque : manuscrits, incunables, belles reliures et, surtout, avec les riches calligraphies et typographies du monde hispanique.

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La famille de Pierre Gavaudan : enfance et jeunesse

Dernier survivant de la saga des Gavaudan et héritier de son atavisme, Pierre Gavaudan appartient à une famille qui a sillonné le Sud-est de la France, et dont l’origine remonte au célèbre troubadour du Moyen-Âge Gavaudan le Vieux, qui vivait dans le Velay. Il est entré dans l’univers terrestre et humain le 25 juillet 1905 à Montpellier, dans un milieu où la science côtoie journellement l’art. En effet, son père Alphonse Gavaudan, né le 16 août 1877 à Sorgues, est licencié ès sciences, pharmacien, mais aussi premier violoncelle de l’orchestre philharmonique de Montpellier. « Grandir au contact même de la science et de l’art entraînait chez moi une forme de familiarité précoce avec ces domaines d’activité et paradoxalement il y avait comme une aura de mystère qui les entourait ».

Ses ancêtres comptent de nombreux artistes lyriques qui se sont illustrés brillamment à l’Opéra-Comique de Paris, en particulier Jean-Baptiste Gavaudan (1772-1840) et son épouse Alexandrine - Marie Ducamel (1781-1850), et Jean-Fulcran Bosquier - Gavaudan (1776-1843). Sa mère, Hélène Fominoff, née le 1er janvier 1881 à Tiraspol (aujourd’hui situé en Moldavie), est sage-femme diplômée de l’université d’Odessa. Attirée par le renom de la Faculté de médecine de Montpellier, elle y vient pour parfaire ses études. Ses parents sont artisans pâtissiers et ont une spécialité : les tresses en pâte feuilletée. Alphonse Gavaudan est chef de travaux à la Faculté de pharmacie en chimie et toxicologie et il tient l’officine de son père Jules au 26 rue de la Loge.

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Le tombeau de Théodore de Louet au cimetière de Sorgues

Il est difficile au visiteur du champ de repos de Sorgues de ne pas remarquer, érigée sur la plate-bande est, une chapelle de style vaguement néo-gothique, à la toiture recouverte de tuiles vernissées de couleur jaune et marron et dont le fronton s’orne d’un écusson aux armes, à coup sûr plus que fantaisistes, de celui dormant là son dernier sommeil, un certain Alexandre Claude Théodore de Louet, mort le 24 juin 1856, à soixante-six ans. À l’intérieur du petit et gracieux monument, un autel, un prie-Dieu, une peinture murale représentant une vierge à l’enfant forment tout l’ornement, simple et de bon goût. À gauche, une plaque discrète précise que la chapelle a été restaurée, voici une quarantaine d’années, par les soins de monsieur Louis de Brantes avec le concours du sculpteur Mérindol et du peintre Canavaggio, de Carpentras. En effet, à l’époque, l’édifice en question se trouvait dans un état total d’abandon et monsieur de Brantes, qui venait d’obtenir une concession mitoyenne, saisit cette occasion pour accomplir là un geste d’une charitable générosité.

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